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Histoire-Géographie 1re

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COURS 2


La décennie révolutionnaire (1789‑1799)




Repères

Maximilien de Robespierre

Maximilien de Robespierre
(1758-1794)

Issu de la bourgeoisie d’Arras, député du tiers état en 1789, Robespierre est élu à la Convention (1792). Il se range du côté des Montagnards, contre les Girondins. À partir de juillet 1793, il devient l’un des principaux chefs de file du régime. Sa politique de répression des opposants, ses mesures interventionnistes et son intransigeance – on le surnomme « l’Incorruptible » – soulèvent toutefois de fortes résistances. En 1794, un complot renverse Robespierre, qui est guillotiné.

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Le procès d’Olympe de Gouges (1793)

Tribunal redoutable, devant lequel frémissent le crime et l’innocence même, j’invoque ta rigueur, si je suis coupable ; mais écoute la vérité. L’ignorance et la mauvaise foi sont enfin parvenues à me traduire devant toi. […] Contente d’avoir servi dans l’obscurité la cause du peuple, j’attendais avec modestie et fierté une couronne distinguée que la postérité seule peut donner, à juste titre, à ceux qui ont bien mérité de la patrie. […] Pâlissez, vils délateurs : votre règne passe comme celui des Tyrans. […] Vieux esclaves des préjugés de l’Ancien Régime, […] républicains de quatre jours, il vous sied bien d’inculper une femme née avec un grand caractère et une âme vraiment républicaine […].


Olympe de Gouges, plaidoyer rédigé avant son procès, 1793.

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De nombreuses femmes s’engagent dans la Révolution. Certaines, comme Olympe de Gouges, Manon Roland ou Théroigne de Méricourt, prennent part personnellement aux discussions politiques. Des personnalités anonymes ou moins célèbres assument également un rôle crucial dans les événements.


De nombreuses femmes s’engagent dans la Révolution

Les femmes sont souvent occultées dans les textes. Elles sont en revanche bien présentes dans les images produites pendant et après la Révolution, comme le montre ce dossier du site internet de l’Histoire par l’image.


Les conflits intérieurs et extérieurs des années 1789‑1799 contribuent à intensifier le mouvement révolutionnaire, tout en alimentant l’instabilité politique.

Voir le cours 3

3
Une réaction bourgeoise ?

Thermidor. Les décisions des Montagnards effraient certains députés et la bourgeoisie libérale. Un coup d’État contre Robespierre met fin à la Terreur (8‑10 thermidor an II) : la réaction thermidorienne débute, dirigée contre les Jacobins.

Le Directoire. Dans la continuité de Thermidor, le Directoire (1795‑1799) instaure un système censitaire et donne le pouvoir à cinq directeurs. À l’extérieur, l’expansion française se poursuit (doc. 3). À l’intérieur, le régime lutte à la fois contre les mouvements monarchistes et jacobins.



Quels sont les effets politiques des conflits auxquels est confrontée la France révolutionnaire ?


François Watteau, La Bataille des Pyramides

3
L’expédition d’Égypte (1798‑1801)

François Watteau, La Bataille des Pyramides, 1799, huile sur toile, 94 x 120 cm, musée des Beaux‑Arts, Valenciennes.

1
La dynamique révolutionnaire (1789‑1792)

Violences révolutionnaires et contre‑révolutionnaires. Les tensions sociales et politiques génèrent un climat de violence dès 1789. Des émeutes populaires, souvent menées par les sans‑culottes, éclatent à Paris ou dans les campagnes (Grande Peur). En réaction, les partisans de la Contre‑Révolution commencent à s’organiser.

La question religieuse. Les conflits s’exacerbent autour de la question religieuse. Certains prêtres acceptent la Constitution civile du clergé (prêtres constitutionnels) mais d’autres la refusent (prêtres réfractaires). La révolte éclate dans les régions très catholiques ou marquées par les conflits avec les protestants (l’Ouest, le Midi).
La chute de la royauté. Le 20 juin 1791, Louis XVI et sa famille tentent de fuir le pays : arrêtés à Varennes, ils sont reconduits à Paris. La décision du roi est perçue comme une trahison. Le 10 août 1792, des émeutiers envahissent le palais des Tuileries. Le roi est suspendu et enfermé à la prison du Temple avec sa famille.

2
La République assiégée (1792‑1794)

Un pays menacé et divisé. L’Autriche et la Prusse menacent d’intervenir pour libérer Louis XVI : la guerre éclate en avril 1792. Celle-ci durcit les oppositions politiques. En septembre, des centaines de suspects sont massacrés à Paris. Dans la nouvelle Assemblée, les Girondins (Brissot, Roland, etc.) s’opposent aux Montagnards (Robespierre, Danton, Marat, etc.).

Vers la République. La victoire française à Valmy (20 septembre 1792) renforce la Révolution : la République est proclamée le lendemain. Mais le pays doit faire face à de nombreuses menaces et le climat se durcit. Les royalistes sont pourchassés, Louis XVI jugé puis exécuté. Cette décision avive les conflits extérieurs : en février 1793, le Royaume‑Uni déclare la guerre à la France (doc. 1).

La Terreur. Les Montagnards mettent en place un gouvernement d’exception, qu’on appellera plus tard la Terreur. Le pouvoir s’appuie sur les sans‑culottes et réprime férocement tous ceux soupçonnés d’être des ennemis de la Révolution, à Paris (doc. 2) comme en province (lutte contre l’insurrection royaliste en Vendée).

Vocabulaire

Contre-Révolution : ensemble des individus opposés à la Révolution, généralement partisans d’un retour à l’Ancien Régime.

Jacobins : membres du club des Jacobins, d’inspiration républicaine. Le jacobinisme tend à se radicaliser pour finir par désigner la gauche républicaine.

Sans-culottes : membres des milieux populaires acquis à la Révolution française.

Terreur : gouvernement d’exception, mis en place afin de lutter contre les adversaires de la Révolution (royalistes), mais aussi contre les Girondins.

Carte interactive

1
La République assiégée (1792‑1795)

Fond de carte
Fond de carte
Des oppositions internes
La réaction francaise
Des menaces externes
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