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À la recherche de l’origine de la lignée humaine
P.208-209

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ACTIVITÉ DOCUMENTAIRE


2
À la recherche de l’origine de la lignée humaine




La paléontologie humaine est une discipline qui s’appuie sur l’étude des fossiles et leur datation afin de tenter de reconstituer l’histoire de la lignée humaine.

➜ Comment l’étude des fossiles permet-elle de reconstituer l’histoire de nos origines ?



Doc. 1
La difficile identification des fossiles humains

L’espèce actuelle la plus proche des humains est celle des chimpanzés. La lignée humaine regroupe les humains actuels et les espèces fossiles qui sont plus proches des humains que des chimpanzés.
Pour déterminer si un fossile appartient à la lignée humaine, il faut identifier des caractères spécifiques (liés à la bipédie par exemple). Mais cette identification est complexe, car les fossiles les plus anciens sont souvent très partiels. La photographie ci-dessous montre une mandibule découverte en 2013 sur le site de Ledi-Geraru en Éthiopie, datée de 2,8 millions d’années. Son appartenance à la lignée humaine a été confirmée, mais son identification précise reste encore controversée : est-ce le plus ancien fossile connu du genre Homo ?

mandibule

Mandibule (mâchoire inférieure) découverte en 2013 sur le site de Ledi-Geraru en Éthiopie.

Doc. 2
Sites de découverte des fossiles les plus anciens appartenant à la lignée humaine en Afrique

Carte des sites de découverte des fossiles


Le plus ancien fossile humain découvert hors d’Afrique est à ce jour Homo georgicus, trouvé en 1999 à Dmanisi en Géorgie et daté de 1,8 million d’années.

Crâne d'Homo georgicus

Crâne d’Homo erectus ergaster georgicus (Homme de Dmanisi).

Ressource complémentaire

Retracez la découverte d’une nouvelle espèce humaine, Homo luzonensis :

Ressource complémentaire

Cliquez ici pour partir à la découverte du métier d'anthropologue.

Doc. 3
Frise chronologique des découvertes de quelques fossiles

Frise chronologique

Doc. 4
La découverte de Lucy (Australopithecus afarensis), l’australopithèque la plus célèbre


Lors de la réalisation de fouilles à Hadar, en Éthiopie, en novembre 1974, des os sont retrouvés les uns après les autres dans un ravin. L’équipe de Donald Johanson va progressivement reconstituer puis étudier le squelette de Lucy : un morceau de crâne, un fragment de mâchoire, etc. 52 ossements au total.
Les datations réalisées à cette époque indiquent un âge de plus de trois millions d’années, ce qui fait de Lucy le fossile d’hominidé le plus ancien.
Si l’analyse du squelette indique une nette bipédie, il n’en demeure pas moins difficile de déterminer à quelle espèce elle appartient. Elle sera finalement identifiée comme une australopithèque.

Donald Johanson et Lucy


Donald Johanson à côté d’une réplique du squelette de Lucy, en 2018.

Doc. 5
Les découvertes d’Abel et de Toumaï remettent en question la théorie est-africaine (east side story)

De nombreux fossiles humains, très anciens, sont découverts dans les années 1960-1970 en Afrique de l’Est (Tanzanie, Éthiopie, Kenya). Parmi eux, Lucy, datée de 3,2 millions d’années. Le paléoanthropologue Yves Coppens (qui a codirigé l’équipe D. Johanson) propose alors une explication à l’origine de la lignée humaine : la formation du rift est-africain il y a 8 millions d’années (voir doc. 2) aurait créé un nouvel environnement plus aride à l’est du rift, de type savane, qui aurait favorisé la sélection d’une bipédie de plus en plus importante chez les grands primates, donnant ainsi naissance à la lignée humaine il y a plus de 7 millions d’années. Les primates des forêts équatoriales d’Afrique de l’Ouest seraient quant à eux restés arboricoles, donnant naissance aux grands singes actuels.
Cette théorie est-africaine sera finalement remise en cause dans les années 2000, suite à plusieurs découvertes, dont deux en particulier. En 1995, une mandibule attribuée à un australopithèque nommé A. bahrelghazali, ou « Abel », datée de 3,5 millions d’années, est découverte par l’équipe de Michel Brunet au Tchad à plus de 2 000 km à l’ouest du rift est-africain.
En 2001, un crâne de primate bipède daté de 7 millions d’années, nommé Sahelanthropus tchadensis, ou « Toumaï », est également découvert au Tchad.

Crâne de Toumaï

Crâne de Toumaï, dont la position du trou occipital (pointé par la flèche) indique une bipédie.


Questions

1. Doc. 1, (⇧) Doc. 2, (⇧) Doc. 3, (⇧) Doc. 4, (⇧) et Doc. 5 (⇧) Présenter les méthodes de la paléontologie.


2. Doc. 1, (⇧) Doc. 2, (⇧) Doc. 3, (⇧) Doc. 4, (⇧) et Doc. 5 (⇧) Recenser les éléments qui semblent admis sur l’origine de la lignée humaine et ceux encore débattus aujourd’hui.


3. Doc. 5 (⇧) Expliquer en quoi les découvertes de Abel et de Toumaï ont remis en cause certaines hypothèses admises à la fin du XXe siècle.


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