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Hannah Arendt
P.274

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Biographie


Hannah Arendt





Hannah Arendt
1906‑1975

Hannah Arendt

Sa vie

Hannah Arendt est une philosophe américaine d’origine juive et allemande. Elle fait ses études en Allemagne, où elle devient l’élève notamment de Heidegger et de Jaspers, deux philosophes qui ont tenu un rôle important dans sa formation intellectuelle et personnelle. En 1933, elle quitte son pays au moment où l’arrivée au pouvoir des nazis menace la vie des personnes juives. Elle se réfugie d’abord à Paris, puis elle rejoint les États‑Unis au moment de la défaite française. Elle y vivra jusqu’à sa mort.

Elle se consacre aux études philosophiques et à l’enseignement. Sa réputation est lente à s’établir, sans doute à cause de sa condition féminine et de son anti‑conformisme, notamment visible lors des articles qu’elle publie au moment du procès d’Eichmann. Elle montre ainsi qu’aucune orthodoxie n’est susceptible de l’empêcher de penser par elle‑même. Sa pensée commence à se faire connaître grâce à la parution de son œuvre Les origines du totalitarisme. Elle se marie deux fois ; son second mariage incarne une relation moderne et égalitaire pour l’époque.

Sa pensée

Dans la Condition de l’homme moderne, une étude sur les divers modes de l’activité humaine, elle cherche à répondre à un problème : comment les hommes du XXe siècle ont‑ils perdu de vue leur liberté ? Pourquoi se sont‑ils laissés endoctriner et aliéner à des brutes politiques ? Elle constate que la quête du bien-être matériel a relégué au second rang ce qui pourtant est prioritaire : la liberté sous la forme du désintéressement, de l’engagement et de l’élévation de l’esprit.

Dans Eichmann à Jérusalem, envoyée comme reporter par un journal américain, elle assiste au procès du nazi Eichmann, responsable du transport des Juifs vers le lieu de leur extermination. La défense que choisit cet homme consiste à dire qu’il a obéi comme n’importe quel soldat, en déclinant toute responsabilité quant aux conséquences de cette obéissance. Arendt voit dans cet individu un être stupide, au langage stéréotypé, qui s’est défait de sa capacité de penser. Sa monstruosité vient de ce banal renoncement à penser, de cette trop compréhensible absence de courage, de cet effet d’aubaine que représente le crime publiquement loué et impuni.

Dans le Journal de pensée, Arendt note au jour le jour des écrits pour elle‑même, afin de ne pas oublier un sentiment ou une idée. Elle y essaye des analyses, des réflexions. Ce journal peut se lire de manière fragmentaire et pas forcément chronologique. Les textes sont brefs et souvent fulgurants. La démarche intellectuelle de l’auteur va en effet de l’intuition anarchique au raisonnement, puis au développement.

« La culpabilité et l’innocence n’ont de sens qu’appliquées à des individus. »


Œuvres principales

Œuvres complémentaires

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