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Russell Bertrand - Exclusivité numérique
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Biographie


Bertrand Russell





Bertrand Russell
1872 - 1970

Bertrand Russell

Sa vie

Dans le prologue de son autobiographie, Bertrand Russell écrit : « Trois passions, simples mais irrésistibles, ont commandé ma vie : le besoin d’aimer, la soif de connaître, le sentiment presque intolérable des souffrances du genre humain. Ces passions comme de grands vents m’ont poussé à la dérive, de-ci de-là, sur un océan d’inquiétude, où je me suis parfois trouvé aux bords même du désespoir. » Né au Pays de Galles, Bertrand Russell perd sa mère et sa sœur, toutes deux victimes de diphtérie, à l’âge de trois ans, et son père, un an et demi plus tard, de longue maladie. Son parrain, John Stuart Mill, est lui aussi mort peu après sa naissance. Il est élevé par ses grands-parents à Londres, à partir de 1876. Toutefois, son grand-père (Premier Ministre en 1846) meurt peu après son arrivée et c’est, selon ses dires, sa grand-mère, très stricte du point de vue de la moralité, qui compte le plus pendant son enfance.

En 1890, Russell commence ses études à Cambridge, d’abord de mathématiques, puis de philosophie. En 1912, il rencontre Ludwig Wittgenstein, qui exerce une grande influence sur lui ; il publie, la même année, Problems of Philosophy. Il est expulsé du Trinity College et condamné à quatre mois et demi de prison pour pacifisme, en 1918. Il rencontre Lénine à Moscou en 1920, puis il se rend en Chine durant un an. En 1927, il fonde une école avec sa seconde épouse, Dora, afin de mettre en pratique ses théories en matière d’éducation. Entre 1938 et 1942, il enseigne à Los Angeles et à New-York, mais sa nomination est annulée en raison de ses écrits en faveur de l’amour libre dans le mariage.

Il rentre en Grande-Bretagne en 1944. Il reçoit l’Ordre du mérite en 1949 et fonde, en 1962, la Russell Peace Foundation, qui s’oppose à la guerre du Vietnam.

Sa pensée

Russell est l’un des fondateurs de la philosophie analytique. Prolixe, il a publié plus de 70 ouvrages et un très grand nombre d’articles. Mathématicien de formation, il a consacré une grande partie de ses travaux à la logique mathématique. De celle-ci est née une méthode pour l’analyse philosophique. Cette méthode permettrait, selon lui, de distinguer les énoncés doués de sens des pseudo-énoncés, qui ne portent pas sur la réalité. Il rejette les hypothèses métaphysiques superflues, en s’appuyant sur le rasoir d’Ockham, qui consiste à ne garder que les hypothèses nécessaires au déroulé d’un raisonnement.

Les abstractions mathématiques passionnent Bertrand Russell : il déclare, après avoir écrit les Principles of Mathematics en 1903, s’être construit un « cloître mental » de paix et de quiétude. Il veut introduire, dans la vie de l’homme, la « force passionnelle des choses non humaines » et s’y attache par la recherche de la vérité. La philosophie, selon Russell, doit appliquer la méthode scientifique, et non pas s’inspirer de l’éthique ou de la religion, car ces dernières sont tournées vers l’homme et gardent la marque de nos désirs lorsque nous projetons cette éthique et cette religion sur le monde. En somme, Russell enjoint les philosophes de ne pas prendre leurs désirs pour des réalités : en ce sens, les mathématiques, bien que détachées des « faits », auxquels Russell suggère de s’attacher, ont le mérite de ne pas être humaines : « J’aime les mathématiques parce que tout comme le Dieu de Spinoza elles ne nous aiment pas en retour, parce qu’elles sont non humaines, et n’ont rien de particulier à avoir avec cette planète ni avec l’univers accidentel dans son ensemble. » En pratiquant les mathématiques, nous nous rappelons que le monde n’est pas construit en fonction de nos désirs, ou relativement à l’échelle humaine. Russell défend la thèse de la vérité comme correspondance, plutôt que de la vérité comme cohérence, qui ne fait référence qu’au discours.

Philosophe engagé, Bertrand Russell ne s’est pas intéressé qu’à la philosophie des sciences. Il étudie l’éthique et rejette l’idée de l’objectivité du bien. Il a milité pour le droit de vote des femmes dès 1907, s’est engagé en faveur du pacifisme et s’est opposé à l’armement atomique ainsi qu’à l’impérialisme américain, notamment pendant la guerre du Vietnam.


« Nous sommes tous nés dans le monde, seuls, séparés, emprisonnés dans un donjon par les murs solides du soi. »


Œuvres principales

Œuvres de Russell
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