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Condillac (de) Étienne - Exclusivité numérique
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Biographie


Étienne de Condillac





Étienne de Condillac
1714 - 1780

Étienne de Condillac

Sa vie

Né à Grenoble dans une famille de juriste, Étienne de Condillac suit dans un premier temps une formation ecclésiastique et obtient le statut d’abbé avant de se consacrer entièrement à sa carrière philosophique.

Il part alors pour Paris où il fréquente durant quelques années les milieux intellectuels et mondains, il devient ami avec Diderot et Rousseau. Néanmoins, il garde ses distances avec le courant des Lumières auquel on ne peut pas réellement l’associer.

En 1757, il part pour l’Italie où il prend les fonctions de précepteur du duc de Parme qui deviendra Ferdinand Ier. Il sera chargé de son éducation pendant neuf ans. Cette expérience lui donne l’occasion de réfléchir à la pédagogie et de mettre en pratique des méthodes innovantes dont s’inspireront plus tard de grands pédagogues tels que Jean Itard qui travaillera sur l’enseignement à donner aux sourds et muets, ou Maria Montessori au XXe siècle.

De retour à Paris, il est élu en 1768 à l’Académie Française. Il décide ensuite de se retirer de la vie intellectuelle et meurt en 1780 dans la petite commune de Laily-en-Val, dans le Loiret.

Sa pensée

Durant ses études, Condillac s’intéresse beaucoup à la pensée du philosophe anglais John Locke. Il est l’un des premiers à traduire et à introduire ses idées empiristes en France.

S’inscrivant dans leur prolongement, Condillac devient fondateur du mouvement sensualiste qui défend que toutes nos connaissances ont pour origine la sensation. Les opérations d’attention, de mémorisation, de comparaison, d’abstraction, de réflexion et de jugement n’interviennent que dans un second temps, à partir de la combinaison des sensations. Il n’y a donc ni faculté ni idée innées : tout est acquis à partir de l’expérience. Une telle philosophie est évidemment dirigée contre les philosophes idéalistes et leur chef de file, Descartes.

Dans sa philosophie, Condillac accorde une place prépondérante au langage. Celui-ci est la condition de possibilité de formation des idées abstraites et de la réflexion : c’est parce que nous disposons d’un mot unique pour désigner un ensemble d’objets similaires que nous sommes capables de comprendre de façon abstraite ces objets. Il développe également une réflexion autour de l’origine des langues, montrant que dans un premier temps les hommes ont d’abord utilisé un « langage d’action », composé de cris, de mimes, de signes, puis petit à petit ils ont travaillé leur élocution pour finalement être capable de communiquer par un langage articulé, beaucoup plus précis et économique.

Puisque ce qui est premier est la sensation, Condillac accorde dans la classification des arts une priorité logique aux œuvres. En effet, elles nous touchent par les sens, avant toute opération intellectuelle. Les productions techniques n’arrivent que dans un second temps, lorsque l’on a identifié un besoin, imité les techniques existantes et qu’on les a perfectionnées pour parvenir au résultat escompté.

« Voulez-vous apprendre les sciences avec facilité ? Commencez par apprendre votre langue. »


Œuvres principales

Œuvres de Condillac
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