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Plotin - Exclusivité numérique
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Biographie


Plotin





Plotin
204 - 270

Plotin

Sa vie

Plotin est un philosophe gréco-romain de l’antiquité tardive. Il est né en 204 à Lycopolis, en Egypte, qui appartient à cette époque à l’Empire romain.

Il appartient à une famille cultivée et rédigera toujours en grec. Il fait ses études à Alexandrie où il aura pour maître Ammonius Saccas pendant plus de dix ans. Il se rattache au néoplatonisme et installe son école à Rome en 246, où Amélius fut son premier disciple.

Sa relecture des Dialogues de Platon est utile à la pensée chrétienne en pleine formation à l’époque et inspire également Augustin d’Hippone. Il s’intéresse également à la philosophie indienne. Proche de l’empereur Gallien, il doit s’exiler après l’assassinat de celui-ci en 268. Malade, il meurt près de Naples en 270, sans doute de la tuberculose.

Il laisse l’exemple d’un homme détaché des biens du monde et des exigences du corps. Sobre, végétarien, dormant peu, il favorise en tout l’ascèse en lui de la vie de l’intellect. Il reste malgré tout très attentif aux autres et actif dans le soutien aux plus faibles.

L’intégralité de ses écrits est publiée par son disciple Porphyre qui les a regroupés sous la forme des Ennéades : 54 traités réunis en 6 groupes de 9. Porphyre rédige aussi une brève biographie de son maître qui lui confie la tâche de relire et de publier ses écrits.

Sa pensée

Toute l’œuvre de Plotin témoigne d’un souci de méthode : en bon platonicien, il cherche une ascèse, une purification, qui permette à notre esprit de remonter vers le divin, vers l’Un, vers le principe de toutes choses.

D’une façon générale, on trouve au cœur de la pensée néo-platonicienne l’idée que le degré de réalité est fonction du degré d’unité. C’est essentiel pour Plotin qui soutient, contre Aristote, que l’Un est antérieur et supérieur à l’être. Toute la réalité du monde intelligible se décline en niveaux où l’unité se dégrade. L’Un est au-dessus de l’être et de l’essence. Il est tout et son existence ne dépend d’aucun autre principe supérieur ou antérieur, il est dit premier. L’un est le Bien, parce qu’il est ce qui donne l’existence à tous les êtres. De l’Un procèdent ensuite tous les caractères intelligibles, ce qui rend le monde compréhensible. C’est l’étape de l’intelligence qui saisit des idées multiples, mais dont la totalité retrouve l’unité de L’un. En contemplant l’Un, l’intelligence permet la saisie de toutes les idées vraies.

Ensuite viennent les âmes : l’âme du monde et les âmes des êtres individuels. Toutes les âmes jouent un rôle sur le théâtre du monde. Inclinées vers le temps et le lieu, elles se donnent un corps. Toute âme est donc un intermédiaire entre le monde intelligible qu’elle contemple et le monde sensible qu’elle ordonne et organise.

Le dernier degré de cette « procession » est la matière. « Être inexistant », « non-être existant », la matière pure n’a pas de réalité propre. L’Un est plus qu’être, la matière est moins qu’être.

Engagé par son corps dans le monde sensible, l’homme est cependant par son âme engagé dans le processus de retour et de conversion qui le ramène à la contemplation de l’Intelligible.

Le divin est à la fois au-dessus de l’homme et en continuité avec lui. Passer de l’humain au divin est affaire de méthode et d’effort continu.

La philosophie et la purification morale nous montreront que ce but, que nous pourrions croire devant nous, est déjà réalisé en nous. À ce que nous sommes, nous n’avons rien à ajouter ; nous n’avons qu’à nous éveiller à nous-mêmes. Cette dernière idée indique la relation de sens et d’intérêt que Plotin entretient avec la philosophie indienne.

« L’Un n’est donc aucun des êtres, et il est antérieur à tous les êtres. Qu’est-il donc ? Il est la puissance de tout […] Imaginez la vie d’un arbre immense ; la vie circule à travers l’arbre tout entier ; mais le principe de la vie reste immobile ; il ne se dissipe pas en tout l’arbre, mais il siège dans les racines ; […] lui-même reste immobile ; et n’étant pas multiple, il est le principe de cette multiplicité. […] Le principe ne se partage pas dans l’univers ; s’il se partageait, l’univers périrait ; et il ne renaîtrait plus, si son principe ne restait en lui-même et différent de tout.  »


Œuvres principales

Œuvres de Plotin
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