Chargement de l'audio en cours
Plus

Plus

Baruch Spinoza
P.364

Mode édition
Ajouter

Ajouter

Terminer

Terminer

Biographie


Baruch Spinoza





Baruch Spinoza
1632-1677

Baruch Spinoza

Sa vie

Issu d’une famille juive d’origine portugaise, le jeune Spinoza grandit à Amsterdam. La lecture de la philosophie nouvelle de Descartes finit par l’éloigner de sa première éducation religieuse. À la mort de son père en 1654, il reprend l’entreprise familiale et s’inscrit dans une école fondée par un philosophe républicain et libertin. Il y apprend le latin et se forme notamment aux pensées de Bacon et de Hobbes. En 1656, éloigné des idées religieuses de sa communauté, il est excommunié et part pour Leyde finir ses études.

Il subvient à ses besoins en polissant des verres pour instruments d’optique. Il part vivre à La Haye en 1663, où il mourra. Accusé de panthéisme et d’athéisme, plusieurs des livres de Spinoza ne sont publiés qu’à sa mort. Il aura tenté de publier son livre majeur, l’Éthique, mais a renoncé devant l’imminence d’un procès.

Sa pensée

La philosophie de Spinoza articule étroitement connaissance et morale (qu’il nomme Éthique). L’objet de cette connaissance qu’il ne cesse d’expliquer est Dieu ou la nature. En effet, Dieu est la nature (« Deus sive natura »), c’est‑à‑dire la totalité du réel. Dieu est donc immanent au monde, et non transcendant. Ainsi, Dieu ne fixe pas de finalité en ce monde, il n’a pas disposé les choses en vue de notre bien. C’est la méconnaissance de Dieu qui nous fait croire l’inverse. La religion dégénère alors en superstition. qui est le fruit de l’imagination des hommes pour combler leur ignorance profonde de la nature.

Néanmoins, toute différence n’est pas abolie entre Dieu et les choses. C’est pourquoi Spinoza divise la connaissance de Dieu en « nature naturante » et « nature naturée ». D’un côté, Dieu est étudié en tant que nature productrice. Il convient notamment de démontrer more geometrico son existence et les traits spécifiques de son essence. De l’autre, on réfléchit sur la nature produite, en remontant des effets aux causes et de cause en cause. Spinoza prend ses distances avec la tradition chrétienne d’un Dieu créateur, qui crée depuis le néant et hors du monde. On lui a reproché d’être panthéiste (c’est‑à‑dire de faire du monde, Dieu) et même d’être secrètement athée.

Pour Spinoza, la nature est régie par la causalité et l’homme est une part de la nature. Il ne dispose donc pas d’un libre arbitre. L’homme se croit libre car il ignore les causes qui le déterminent. L’éthique spinoziste consiste donc à se libérer par la connaissance de la nature. Il s’agit d’éliminer à sa source la superstition par une connaissance rationnelle de Dieu. La superstition est bien souvent l’arme de la politique pour gouverner les hommes, c’est donc à la fois une éthique et une politique que porte Spinoza.

« Tout ce qui est est en Dieu et rien ne peut sans Dieu être ni être conçu. »


Œuvres principales

Oeuvres principales de Spinoza

Dans ce manuel


Autres philosophes à découvrir


Nāgārjuna
150‑250

Nāgārjuna

Retrouvez ici sa biographie.

Sextus Empiricus
160‑210

Sextus Empiricus

Retrouvez ici sa biographie.

Maïmonide
1138‑1204

Maïmonide

Retrouvez ici sa biographie.

Ludwig Feuerbach
1804‑1872

Ludwig Feuerbach

Retrouvez ici sa biographie.
Utilisation des cookies
En poursuivant votre navigation sans modifier vos paramètres, vous acceptez l'utilisation des cookies permettant le bon fonctionnement du service.
Pour plus d’informations, cliquez ici.