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James William
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Biographie


William James





William James
1842 ‑ 1910

William James

Sa vie

William James est médecin, psychologue et naturaliste de formation, né à New York. Sa famille passe quelques années en Europe. Il étudie d’abord la peinture, puis la médecine parce qu’être médecin lui garantit une sécurité financière. Emerson et Thoreau sont des amis de son père ; James assiste régulièrement à des échanges philosophiques entre eux. Après l’obtention de son doctorat en médecine en 1869, William James souffre de dépression. Les écrits du philosophe français Charles Renouvier, qu’il découvre à cette période, sur la liberté humaine et la possibilité pour chacun de changer sa vie, le marquent profondément.

En 1872, William James fonde Le Club Métaphysique. Il s’agit de s’intéresser aux conséquences des découvertes de la science de l’époque, notamment à la théorie du darwinisme. La métaphysique qu’il revendique est opposée à la métaphysique de tradition européenne. C’est au cours de discussions avec Peirce que le mouvement pragmatiste dont James se réclame est né. Il enseigne à Harvard et en 1882, il rejoint la Société théosophique qui a pour devise « il n’y a pas de religion supérieure à la vérité » et qui défend l’idée que toutes les religions et toutes les philosophies recherchent, à leur manière, la vérité. Il consulte une médium après la mort de son fils et tente de rationaliser cette pratique. En 1870, il publie son oeuvre majeure, The Principles of Psychology.

Sa pensée

Comment savoir si je fais le bien ou le mal ? Plutôt que de raisonner seulement en théorie, William James propose de s’intéresser aux conséquences pratiques de nos actes. Il s’agit de s’intéresser aux « fruits » plutôt qu’aux racines de l’arbre. C’est la seule méthode valide.

William James tente de défaire l’opposition entre théorie et pratique. Ainsi, il ne rejette pas toute théorie : il s’agit seulement de défendre une philosophie ouverte à l’expérience, prête à s’y adapter, par opposition à une philosophie purement contemplative, qui ne raisonnerait que par des a priori. James n’est pas un homme qui ne valorise que l’action : c’est aussi un penseur qui a cherché à systématiser sa pensée.

La question fondamentale qui a amené James à la philosophie est celle de la liberté : l’esprit commande-t-il le corps ? Selon lui, la psychologie ne permet pas de résoudre le problème de la liberté ; il s’agit d’une question de métaphysique et de morale. Il est, à titre personnel, convaincu par la thèse de l’indéterminisme, c’est-à-dire la thèse selon laquelle nous sommes libres.

En matière de psychologie, William James s’oppose au dualisme entre le cerveau et la pensée, sans pour autant défendre le matérialisme. Il considère que tout est à la fois cerveau et raison : il n’y a pas d’abord une émotion, puis un mouvement dans le cerveau, ni l’inverse. Aucune des logiques ne précède l’autre.

« L’expérience immédiate de la vie résout les problèmes qui déconcertent le plus l’intelligence pure. »


Œuvres principales

Œuvres principales de William James
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