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Marc Aurèle - Exclusivité numérique
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Biographie


Marc Aurèle





Marc Aurèle
121 - 180

Marc Aurèle

Sa vie

Marc Aurèle présente un double visage unique : empereur et philosophe.

Né en 121 apr. J.-C. dans une famille de patriciens – la classe supérieure de la société à Rome –, il fut initié très tôt à la philosophie stoïcienne. Il reçoit également des enseignements de littérature grecque et latine et de rhétorique. Son goût pour la littérature et la philosophie lui valent quelques critiques de ses contemporains. Mais il n’en est pas moins reconnu par la plupart pour sa droiture et ses grandes qualités intellectuelles, notamment par l’empereur Hadrien lui‑même.

À la mort d’Hadrien en 138, il est trop jeune pour lui succéder. Il est néanmoins nommé « César », titre qui lui permet de participer au pouvoir impérial. C’est son père adoptif, Antonin, lui‑même fils adoptif d’Hadrien, qui devient empereur.

C’est en 161, à la mort d’Antonin, que Marc Aurèle devient empereur de Rome, ou plutôt co‑empereur, car il associe à son pouvoir son frère d’adoption Lucius Aurelius Verus ; c’est la première fois que Rome est dirigée par deux co-empereurs.

L’empire est alors à son apogée : tout le bassin méditerranéen, une partie de l’Angleterre, une grande partie du Moyen-Orient sont sous occupation romaine. Marc Aurèle tente d’une part de préserver l’empire des attaques qu’il commence à subir sur divers fronts et de maintenir la Pax Romana, la « paix romaine », dans les territoires sous contrôle romain. En 175, une fausse rumeur de la mort de Marc Aurèle conduit l’un de ses généraux à se proclamer empereur, mais il est assassiné et Marc Aurèle reste au pouvoir. Entre 175 et 176, il fait un voyage à Athènes où il met en place quatre chaires de philosophie correspondant aux quatre écoles de pensée de cette époque : l’Académie (Platon), le Lycée (Aristote), le Jardin (Épicure) et le Portique (les Stoïciens). Il persécute en revanche les chrétiens, qui refusent de se plier au culte des dieux romains. Parti faire la guerre dans diverses provinces romaines, il tombe malade et meurt en 180. Une hypothèse historique soutient cependant qu’il fut assassiné par ses médecins sur ordre de son fils Commode, qui lui succède comme empereur.

Sa pensée

Les Pensées ou Pensées pour moi-même sont l’unique ouvrage de Marc Aurèle. Il n’était pas destiné à être rendu public : son titre original en grec (Tà eis heautón), qui signifie littéralement « Pour moi‑même », est à prendre au sens strict. Sa première édition date de 1559.

Les Pensées ne sont pas l’exposé d’un système. Même s’il est nettement inspiré par le stoïcisme, cet ouvrage s’en démarque par exemple par le refus presque total de se préoccuper de la logique et de la physique, deux des trois pôles majeurs de la philosophie stoïcienne, pour ne se consacrer qu’au troisième, l’éthique. Il est également marqué par l’influence de Platon et d’Épicure.

Reprenant la distinction classique, notamment chez les stoïciens, entre ce qui dépend de nous et ce qui n’en dépend pas, Marc Aurèle l’accentue encore par la métaphore des « portes de l’âme » que « les choses » ne peuvent franchir, et se fait presque platonicien en affirmant l’existence d’une séparation hermétique entre « les choses », le monde terrestre, et l’âme, le monde de « là-haut », d’où provient le « maître intérieur » : la raison, mais d’où provient aussi la loi qui nous impose notre devoir. S’il décide de rester maître de lui-même, l’être humain ne sera donc pas troublé par les affaires humaines, éphémères et dérisoires, pas plus que le rocher n’est affecté par les vagues qui se brisent contre lui.

S’il accomplit ainsi son devoir, il n’aura besoin de rien d’autre pour être heureux. Parmi les choses qui ne dépendent pas de nous, il y a la place que nous occupons dans le monde. Empereur (comme Marc Aurèle) ou esclave (comme Épictète, lui aussi stoïcien), chacun doit obéir à ce précepte : « Pour moi, je fais mon devoir, le reste ne me tracasse pas, car ce sont, ou des objets inanimés, ou des êtres dépourvus de raison, ou des gens égarés et ne sachant pas leur chemin. »

Enfin, le stoïcisme de Marc Aurèle n’est pas indifférence ou insensibilité. Sa vie comme son livre témoignent du prix qu’il accorde à l’amitié et à la bienveillance dans les rapports humains.

« Poursuis droit ton chemin, en te laissant conduire par ta propre nature et la nature universelle : toutes deux suivent une unique voie. »


Œuvre principale

Œuvre principale de Marc Aurèle
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