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Rabat - Courants philosophiques
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Courants philosophiques




Le scepticisme

Auteurs clés  Pyrrhon  Sextus Empiricus  Montaigne

L’école sceptique est fondée par Pyrrhon au IVe siècle av. J.-C. Là où certains affirment détenir une vérité définitive (dogmatisme), les sceptiques préfèrent suspendre leur jugement.

Leur méthode consiste à conduire deux thèses opposées et à affirmer qu’elles sont toutes les deux également légitimes, pour conclure à une aporie, c’est-à-dire au fait que le problème est insoluble et inévitable. Cette méthode devait permettre de parvenir à la quiétude, en échappant au trouble causé par l’impossibilité d’atteindre des certitudes.

L’empirisme

Auteurs clés  Bacon  Locke  Berkeley  Hume  Condillac

D’origine anglo-saxonne, le courant empiriste s’intéresse à la connaissance humaine. Il établit que notre esprit est à la naissance une table rase, et que seules les expériences et leurs répétitions peuvent l’instruire. Les empiristes considèrent que ce sont nos habitudes perceptives qui nous permettent, par association d’idées, d’expliquer la formation des idées logiques comme la ressemblance, la contiguïté et finalement la causalité, s’opposant ainsi au courant rationaliste.

Le rationalisme

Auteurs clés  Platon  Descartes  Leibniz  Hegel

Les rationalistes considèrent que notre esprit n’apprend pas par la seule expérience sensible, dont il faut opérer une sérieuse mise en doute. Ce courant fait de la raison la source principale de nos connaissances. Pour Platon, notre âme est capable de contempler le monde des Idées dont le monde sensible n’est que le reflet déformé. Descartes établit quant à lui que nos idées « sont nées avec nous » et forgent des connaissances claires et certaines. Le criticisme de Kant peut être compris comme une synthèse de l’empirisme et du rationalisme.

L’utilitarisme

Auteurs clés  Bentham  Mill  Sidgwick  Singer

Ce courant d’origine anglo-saxonne définit la valeur morale d’une action d’après le critère de l’utilité. Selon les utilitaristes, il est possible de faire un calcul d’intérêts pour choisir quel comportement adopter. Il s’agit pour Mill de diminuer les déplaisirs et d’augmenter les plaisirs de bonne qualité pour le plus grand nombre. Cette position ne consistant ni en un égoïsme ni en un nivellement des plaisirs, elle aboutit à une politique qui vise à concilier les intérêts privés et collectifs.

La phénoménologie

Auteurs clés  Husserl  Heidegger  Fink  Merleau-Ponty

À l’origine, cette position philosophique – essentiellement de Hegel – reposait sur l’étude des phénomènes sensibles et visait à l’élévation de la conscience depuis le sensible jusqu’au savoir absolu. Les travaux de Husserl ont, depuis, redéfini ce courant qui désigne désormais une approche de la conscience : la phénoménologie husserlienne pose pour principe l’intentionalité (« toute conscience est conscience de quelque chose ») et distingue nettement le contenu de la conscience de la réalité extérieure. Elle propose donc la « mise entre parenthèses » du monde, pour se concentrer sur le vécu singulier d’un sujet psychique.

L’existentialisme

Auteurs clés  Kierkegaard  Marcel  Sartre  Beauvoir

Dans son sens moderne, l’existentialisme consiste à affirmer que la liberté humaine se définit par des choix. L’existentialisme chrétien considère ainsi que le croyant doit conduire son existence en vue de se rapprocher de l’idéal divin, quand l’existentialisme athée supprime l’hypothèse de Dieu pour constater que, sans Dieu créateur, l’homme dispose de l’obligation de se fabriquer par ses choix, devenant responsable absolument de lui-même. Cette liberté totale s’accompagne d’angoisse et de la nécessité de s’engager sans mauvaise foi pour choisir son existence.
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