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Des idées nouvelles
P.56-57

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Des idées nouvelles




Doc. 1
La séparation des pouvoirs

Pour le philosophe français Montesquieu (1689-1755), le droit de commander appartient au roi, mais doit être partagé avec des assemblées représentant le peuple.

Il y a, dans chaque État, trois sortes de pouvoirs [...]. Tout serait perdu, si le même homme, ou le même corps des principaux, ou des nobles, ou du peuple, exerçaient ces trois pouvoirs. Celui de faire des lois, celui d’exécuter les résolutions publiques et celui de juger les crimes ou les différends des particuliers. Dans la plupart des royaumes de l’Europe, le gouvernement est modéré ; parce que le prince, qui a les deux premiers pouvoirs, laisse à ses sujets l’exercice du troisième [...]. Ainsi, la puissance [de faire des lois] sera confiée au corps des nobles et au corps qui sera choisi pour représenter le peuple, qui auront chacun leurs assemblées. [...].


Montesquieu, « De la constitution d’Angleterre », De l’esprit des lois, 1772.

Doc. 1
La séparation des pouvoirs

Portrait de Montesquieu, 1728

Doc. 2
L’enthousiasme des Européens pour la liberté

Le comte de Ségur évoque son séjour à Spa en 1776, une station thermale en Belgique, très fréquentée au XVIIIe siècle. Les discussions portent sur les évènements en Amérique : les colons anglais d’Amérique déclenchent la révolte qui marque le début de la révolution américaine. En Europe, les savants et les philosophes s’en réjouissent !

Cette même année, je [m’arrêtais à] Spa [...] le café de l’Europe : on s’y rendait en foule de tous les pays [...]. Ce fut là que j’appris [...] les évènements qui annonçaient en Amérique une prochaine et grande révolution [...]. Le premier coup de canon tiré dans ce nouvel hémisphère pour défendre l’étendard de la liberté, retentit dans toute l’Europe avec la rapidité de la foudre [...]. J’étais bien loin d’être le seul dont le cœur alors palpitât au bruit du réveil naissant de la liberté, cherchant à secouer le joug du pouvoir arbitraire [...]. Comment d’ailleurs les gouvernements monarchiques de l’Europe pouvaient-ils s’étonner de voir éclater l’amour de la liberté dans les esprits [...] ? Mais tel était l’aveuglement des princes et des grands : ils avaient favorisé les progrès des Lumières, et voulaient une obéissance passive [...]. Lorsque je fus de retour à Paris, mes regards y furent frappés par la même agitation des esprits [...]. Cependant [...], l’inégalité existait encore toute entière par le droit, par les lois, par les privilèges ; mais de fait elles s’atténuaient chaque jour : les institutions étaient monarchiques, et les mœurs républicaines.


Louis-Philippe de Ségur, Mémoires, souvenirs et anecdotes, Paris, 1859.

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Doc. 3
Une nouvelle démarche scientifique

Une nouvelle démarche scientifique
1
2

Le savant français Lavoisier (1743-1794) procède à une expérience scientifique. Chimiste, il étudie l’oxygène et met en évidence le lien entre l’effort et la respiration.

Doc. 4
La place de l’homme dans l’évolution

<stamp theme='his-green2'>Doc. 4</stamp> La place de l’homme dans l’évolution

Le comte de Buffon (1707-1778) étudie les animaux et la biologie. En 1740, il apprivoise un chimpanzé, nommé Joco. Celui-ci lui sert le thé ! Cette expérience de domestication lui permet de comprendre la place de l’homme parmi les primates. Ses idées remettent en cause les croyances de l’église.
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