COURS 3


3
Prévenir et gérer les risques : une transition en cours ?





2
Évolution des émissions de gaz à effet de serre par régions du monde


Afrique
Afrique
Amérique du Nord
Amérique du Sud et Centrale
Asie Centrale
Europe
Europe de l'Est
Extrème Orient
Fond de carte
Moyen-Orient
Océanie

Comment les sociétés peuvent-elles limiter les risques et s’y adapter ?


1
La place Durbar, à Katmandou (Népal) en 2015

La place Durbar, à Katmandou (Népal) en 2015

Cette place regroupe un ensemble de monuments historiques classés au Patrimoine mondial. La photographie a été prise quelques mois après le séisme de magnitude 7,8, qui a fait près de 9 000 victimes dans le pays. Fortement endommagée par le séisme, la place est encore en rénovation.

Vocabulaire

  • Culture du risque : ensemble de mesures, notamment éducatives, visant à transmettre, au sein d'une société, la mémoire du risque et les réactions à adopter.
  • Prévention : ensemble d’actions destinées à limiter la vulnérabilité face à un aléa.
  • Prévision : ensemble d’actions pour comprendre, prévoir et anticiper un aléa.
  • Résilience : processus au cours duquel une société est confrontée à une crise, un choc violent qu’elle absorbe et dépasse sans s’effondrer, revenant à son état d'avant la crise ou bien, se réorganisant.

A
Après la catastrophe, accroître la résilience

La résilience. Au Népal après le séisme de 2015 et ses répliques, la résilience a été forte grâce à la réactivité de l’État népalais, d’ONG et des institutions internationales (Doc. 1).

Développer une culture du risque. Les sociétés tendent à perdre la culture du risque. Des habitants s’installent alors dans des zones inondables soigneusement évitées par le passé. Des aménagements peuvent aussi donner une illusion de protection : à la Nouvelle-Orléans en 2005 et à la Faute-sur-Mer (tempête Xynthia en 2010) en France, l’eau a contourné puis submergé les digues. Après une catastrophe, des mesures sont en général prises pour développer une culture du risque.

La terre tremble, les fleuves débordent, les tempêtes se conjuguent à la marée pour inonder les terres : c’est inévitable. L’accepter ne signifie pourtant pas que la catastrophe soit inéluctable
Magali Reghezza-Zitt, géographe spécialiste des risques

Chiffres-clés

67 %

des communes françaises ont un Plan de Prévention des Risques en 2017


B
En amont, développer la prévision et la prévention

La prévision pour se protéger. Afin de se protéger des risques, les sociétés peuvent d’abord agir par la prévision, c’est-à-dire en anticipant la survenue des aléas. Bien qu’il soit impossible d’empêcher les aléas de se produire, les sociétés peuvent mieux les connaître et mieux les détecter. C’est le rôle notamment des veilles cycloniques destinées à détecter la formation des cyclones, à prévoir leur trajectoire, leur intensité et les éventuelles conséquences. Les volcans sont aussi surveillés.

La prévention pour réduire la vulnérabilité. Cela peut consister par exemple à aménager des digues pour faire face à l’érosion littorale. La prévention peut aussi reposer sur la limitation des constructions dans des zones à risques, réduisant l’exposition à l’aléa ou à intégrer des normes de construction pour réduire la vulnérabilité. C’est ce qu’illustre la mise en place de plans de prévention des risques, document préfectoral qui interdit les constructions dans les zones à risques en France.

L’importance de la gestion de crise. Lorsque le cyclone Phailin touche l’Est de l’Inde en 2013, les autorités indiennes avaient réussi à évacuer à temps près de 860 000 personnes, évitant ainsi toute perte humaine. À l’inverse, le manque de prévision et de prévention explique en partie la grave crise sanitaire et humanitaire qui a touché la première puissance mondiale lors du passage de l’ouragan Katrina en 2005.

Numérique


Exercices : Révisez en ligne avec des exercices de différents niveaux de difficulté ! À télécharger ici !

Acteur du changement

Participer à la gestion de crise

Lors d’une crise liée à une catastrophe, les secours ont une grande importance. Ceux-ci sont organisés par les pouvoirs publics (État, collectivités locales) et parfois par des associations et ONG. Ces secours savent comment agir face à ces situations extrêmes. Dans ces conditions, les populations ne peuvent pas agir comme secouristes mais peuvent malgré tout prévenir, accompagner et se prémunir individuellement. Pour faciliter cet accompagnement et ainsi renforcer l’efficacité des secours, une plateforme numérique existe en France pour promouvoir une remontée rapide et facile des informations du terrain jusqu’aux secours : Suricate-Nat. Celle-ci utilise les réseaux sociaux comme Twitter pour faciliter les interventions des secours.

Suricate-Nat

C
À long terme, la gouvernance pour réduire le risque

La nécessité d’une bonne coordination pour réduire les risques. L’efficacité de la coordination des acteurs permet de réduire les risques et d’éviter leur propagation. Ainsi, dans la crise du virus Ebola en Afrique de l’ouest en 2014-2015, l’ONU et les ONG ont tenté une réponse coordonnée transnationale. Mais le nombre de morts aurait pu être réduit si les États touchés par l’épidémie n’avaient pas agi en ordre dispersé, chacun protégeant ses propres intérêts à court terme au détriment de la propagation du virus.

Quelle gouvernance face au changement global ? Face au changement global et à ses principaux effets, les sociétés humaines peuvent agir (Doc. 2). À l’échelle mondiale, les pays tentent de trouver des solutions. En décembre 2015, à la COP21, 195 États ont adopté un accord qui prévoit de maintenir le réchauffement sous le seuil des 2°C par rapport aux niveaux préindustriels. Les villes génèrent 80 % des émissions de CO2. À l’échelle locale, des politiques sont également mises en place pour réduire les émissions de gaz à effet de serre.
Connectez-vous pour ajouter des favoris

Pour pouvoir ajouter ou retrouver des favoris, nous devons les lier à votre compte.Et c’est gratuit !

Se connecter

Livre du professeur

Pour pouvoir consulter le livre du professeur, vous devez être connecté avec un compte professeur et avoir validé votre adresse email académique.

Votre avis nous intéresse !
Recommanderiez-vous notre site web à un(e) collègue ?

Peu probable
Très probable

Cliquez sur le score que vous voulez donner.

Dites-nous qui vous êtes !

Pour assurer la meilleure qualité de service, nous avons besoin de vous connaître !
Cliquez sur l'un des choix ci-dessus qui vous correspond le mieux.

Nous envoyer un message




Nous contacter?