ACTIVITÉ 6



Liberté d’expression : peut‑on tout dire ?




Vocabulaire

Censure : fait d’interdire ou d’empêcher par différents moyens (menaces, pression, etc.) la publication d’un ouvrage, l’expression d’une opinion ou encore l’exposition d’une œuvre artistique.

Liberté d'expression : droit de pouvoir exprimer librement ses opinions, à condition de respecter les autres et la loi.

Étape 1

Comprendre les enjeux du débat (Doc. 1)

1. Que dénonce ce dessin ?

2. Avez‑vous été confronté à ce genre de situation ?

L'analyse

❯ ❯ ❯ Avez‑vous trouvé des arguments pour et contre ?

❯ ❯ ❯ Avez‑vous trouvé des exemples concrets pour chacun de vos arguments ?

❯ ❯ ❯ Avez‑vous été capable d’écouter les arguments des autres, même si vous n’étiez pas d’accord ?

Axe 2 : Garantir les libertés, étendre les libertés : les libertés en débat

Chap 1. Libertés, égalités, discriminations
Chap 2. L'exercice de la liberté
Chap 3. Libertés en question


3
Une campagne contre la censure sur Internet

Une campagne contre la censure
sur Internet

Le 12 mars est la Journée mondiale de lutte contre la censure sur Internet. En 2016, cette campagne d’Amnesty International dénonçait la censure exercée sur Internet par des gouvernements, mettant en péril la liberté d’expression.

La liberté d’expression fait partie des libertés fondamentales. Pilier de la démocratie, elle est inscrite dans la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 et dans la Constitution de 1958. À l’ère d’Internet et de la société de communication, c’est un droit qui s’exerce à une échelle inédite. Mais peut‑on tout dire ? Quelles sont les limites de la liberté d’expression ?

Organisez un débat sur le sujet. Pour cela, préparez vos arguments à l’aide des documents proposés et de votre propre expérience.

Étape 3

Organiser un débat (Doc. 1 à 5)

1. Un président de débat anime la séance, pose des questions, donne la parole et gère le temps. Un secrétaire note ce qui est dit lors du débat et rédige ensuite un compte‑rendu écrit.

2. Respectez les points de vue des autres, écoutez‑les, ne les interrompez pas !

1
Liberté d'expression ou droit d'injurier ?

Dessin de Deligne paru dans La
Croix, 7 janvier 2013.

Créé en 2006, Twitter compte aujourd’hui des millions d’utilisateurs dans le monde. Plus de 500 millions de tweets sont envoyés par jour.
Dessin de Deligne paru dans La Croix, 7 janvier 2013.

2
Peut‑on tout dire sur les réseaux sociaux ?

Peut-on tout dire sur les réseaux sociaux ?

Des vagues homophobes, racistes ou antisémites touchent régulièrement Twitter : ici, un tweet datant du 23 décembre 2012.

5
La question de l’humour

Luz, dessin, Charlie Hebdo, 1er juillet 2009.

Luz, dessin, Charlie Hebdo, 1er juillet 2009.

Étape 2

Prendre position, exprimer ses choix et les justifier (Doc. 2)

1. Que feriez‑vous face à un tel tweet ?






2. Selon vous, faudrait‑il censurer ce genre de propos ? Pourquoi ?

4
Des limites légales à la liberté d’expression

Il existe des limites à la liberté d’expression. Elle est encadrée par la loi française. Cet encadrement se fonde notamment sur l’article 4 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen qui stipule que « la liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui ». Les limites à la liberté d’expression sont précisées par la loi du 29 juillet 1881. La diffamation ou l’injure sont ainsi passibles d’une condamnation. La provocation à la discrimination, la haine ou la violence envers des personnes « à raison de leur origine ou de leur appartenance ou de leur non‑appartenance à une ethnie, une nation, une race ou une religion déterminée » (article 24 de la loi du 29 juillet 1881 modifiée) l’est également. La provocation à la haine ou à la violence « à l’égard d’une personne ou d’un groupe de personnes à raison de leur sexe, de leur orientation ou identité sexuelle ou de leur handicap » est pareillement proscrite. Les personnes qui tiennent de tels propos sont passibles d’une peine d’un an d’emprisonnement et de 45 000 euros d’amende. De même, l’apologie des crimes contre l’humanité est réprimée depuis la loi Gayssot du 13 juillet 1990. […] Enfin, l’apologie du terrorisme est elle aussi durement punie : depuis la loi du 13 novembre 2014, une personne qui se livre à cette apologie du terrorisme risque jusqu’à sept ans d’emprisonnement et 100 000 euros d’amende.


Christophe Gracieux, « Les limites à la liberté d’expression », Fresques, Ina.fr, 14 janvier 2015.


COMPÉTENCES

Respecter la diversité des points de vue.
Savoir écouter et apprendre à débattre.

Numérique

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