Français 4e
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Thème 1 : Se chercher, se construire
Ch. 1
Dire toutes les nuances de l'amour
Ch. 2
Roméo et Juliette, une tragédie amoureuse adaptée au cinéma
Thème 2 : Vivre en société, participer à la société
Ch. 3
Les valeurs : du dialogue à la confrontation
Ch. 4
Le Cid entre amour, honneur et devoir
Thème 3 : Regarder le monde, inventer des mondes
Ch. 5
Aux frontières du réel
Ch. 6
Germinal, un roman et un film
Thème 4 : Agir sur le monde
Ch. 7
L'information, des textes aux médias
Thème complémentaire
Ch. 8
La ville entre chien et loup
La langue au cycle 4
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Exercices de réécriture

Je maîtrise les chaînes d'accord

Exercice 1
Réécrivez le texte suivant en remplaçant Elle par Elles et faites toutes les modifications nécessaires.

Elle connut les gros travaux du ménage, les odieuses besognes de la cuisine. Elle lava la vaisselle, usant ses ongles roses sur les poteries grasses et le fond des casseroles. Elle savonna le linge sale [...] ; elle descendit à la rue, chaque matin, les ordures, et monta l'eau, s'arrêtant à chaque étage pour souffler [...]. Elle était devenue la femme forte, et dure, et rude, des ménages pauvres. Mal peignée, avec les jupes de travers et les mains rouges, elle parlait haut, lavait à grande eau les planchers. Mais parfois, lorsque son mari était au bureau, elle s'asseyait auprès de la fenêtre, et elle songeait à cette soirée d'autrefois, à ce bal où elle avait été si belle et si fêtée.
G. de Maupassant, « La parure », 1884.

Exercice 2
Réécrivez ce texte en remplaçant prit par prend et faites toutes les modifications nécessaires.

Tout à coup le feu prit un étrange degré d'activité ; une lueur blafarde illumina la chambre, et je vis clairement que ce que j'avais pris pour de vaines peintures était la réalité ; car les prunelles de ces êtres encadrés remuaient, scintillaient d'une façon singulière ; leurs lèvres s'ouvraient et se fermaient comme des lèvres de gens qui parlent, mais je n'entendais rien que le tic-tac de la pendule et le sifflement de la bise d'automne.
La pendule sonna onze heures. Le vibrement du dernier coup retentit longtemps, et, lorsqu'il fut éteint tout à fait…
[...] Les bougies s'allumèrent toutes seules ; le soufflet, sans qu'aucun être visible lui imprimât le mouvement, se prit à souffler le feu, en râlant comme un vieillard asthmatique, pendant que les pincettes fourgonnaient dans les tisons et que la pelle relevait les cendres.
Ensuite une cafetière se jeta en bas d'une table où elle était posée, et se dirigea, clopin-clopant, vers le foyer, où elle se plaça entre les tisons.
T. Gautier, La cafetière, 1831.

Exercice 3
Réécrivez ce texte au présent et faites toutes les modifications nécessaires.

On s'égaya de sa violence, on oublia enfin la grève, au moment où le dessert paraissait. Une charlotte de pommes meringuées fut comblée d'éloges. Ensuite, les dames discutèrent une recette, au sujet de l'ananas, qu'on déclara également exquis. Les fruits, du raisin et des poires, achevèrent cet heureux abandon des fins de déjeuner copieux. Tous causaient à la fois, attendris, pendant que le domestique versait un vin du Rhin, pour remplacer le champagne, jugé commun.
Et le mariage de Paul et de Cécile fit certainement un pas sérieux, dans cette sympathie du dessert. Sa tante lui avait jeté des regards si pressants, que le jeune homme se montrait aimable, reconquérant de son air câlin les Grégoire atterrés par ses histoires de pillage.
É. Zola, Germinal, 1885.

Exercice 4

Comme il portait beau, par nature et par pose d'ancien sous-officier, il cambra sa taille, frisa sa moustache d'un geste militaire et familier, et jeta sur les dineurs attardés un regard rapide et circulaire, un de ces regards de joli garçon, qui s'étendent comme des coups d'épervier.
Les femmes avaient levé la tête vers lui, trois petites ouvrières, une maîtresse de musique entre deux âges, mal peignée, négligée, coiffée d'un chapeau toujours poussiéreux et vêtue d'une tenue toujours de travers, et deux bourgeoises avec leurs maris, habituées de cette gargote à prix fixe.
D'après G. de Maupassant, Bel-Ami, 1885.

a. Remplacez il par ils et faites toutes les modifications nécessaires.

b. Dans le deuxième paragraphe remplacez les personnages féminins par des personnages masculins, et inversement, et faites les modifications nécessaires.

Exercice 5
Réécrivez ce texte en remplaçant l'imparfait par du passé simple.

Les passants, surpris de ce retour d'hiver, filaient vite, en boutonnant leurs paletots. Cependant, toute une émotion fermentait dans les boutiques du voisinage ; et l'on voyait, contre les vitres, les faces pâles des petits commerçants, occupés à compter les premières voitures, qui s'arrêtaient devant la nouvelle porte d'honneur, rue Neuve-Saint-Augustin. [...] Lorsque les petits commerçants levaient la tête, ils apercevaient l'amoncellement des marchandises, par les glaces sans tain qui, du rez-de-chaussée au second étage, ouvraient la maison au plein jour.
É. Zola, Au Bonheur des Dames, 1883.

Ex. 4 Bel-Ami
Le zoom est accessible dans la version Premium.

Exercice 6
Réécrivez en remplaçant Je par Il et faites toutes les modifications nécessaires. Faites attention aux éléments de la situation d'énonciation.

Je suis arrivé ce matin à trois heures à Nantes ; j'ai dormi quelques heures, puis j'ai été voir toute la ville, et [je suis] prêt à me coucher pour quelques heures encore et à repartir pour Tours par le bateau à vapeur demain à six heures du matin. [...] Comment vont nos chers petits ? Oh ! ta prochaine lettre me dira tout cela.
V. Hugo, Correspondance familiale et écrits intimes, vol. 2, 1828-1839.

Exercice 7
Réécrivez ce texte en transformant la première personne du singulier en première personne du pluriel.

Un des moments les plus doux de ma vie, ce fut il y a plus de trente ans, et je m'en souviens comme d'hier, lorsque mon père me vit arriver du collège les bras chargés des prix que j'avais remportés, et les épaules chargées des couronnes qu'on m'avait données, et qui, trop larges pour mon front, avaient laissé passer ma tête. Du plus loin qu'il m'aperçut, il laissa son ouvrage, il s'avança sur sa porte, et se mit à pleurer.
D. Diderot, Lettres à Sophie Volland, 1760.

Exercice 8
Réécrivez ce texte en remplaçant Elle par Vous et faites toutes les modifications nécessaires

Elle est debout sur mes paupières
Et ses cheveux sont dans les miens,
Elle a la forme de mes mains,
Elle a la couleur de mes yeux,
Elle s'engloutit dans mon ombre
Comme une pierre sur le ciel.

Elle a toujours les yeux ouverts
Et ne me laisse pas dormir.
Ses rêves en pleine lumière
Font s'évaporer les soleils
Me font rire, pleurer et rire,
Parler sans avoir rien à dire.
P. Éluard, « L'Amoureuse », Mourir de ne pas mourir, 1924.


Ex. 10 À Trouville
Le zoom est accessible dans la version Premium.

Claude Monet, Sur les planches de Trouville, 1870.

Exercice 9
Réécrivez ce texte en remplaçant J' par Elles et faites toutes les modifications nécessaires.

J'ai pris l'autobus à deux heures. Il faisait très chaud. J'ai mangé au restaurant, chez Céleste, comme d'habitude. Ils avaient tous beaucoup de peine pour moi et Céleste m'a dit : « On n'a qu'une mère. » Quand je suis parti, ils m'ont accompagné à la porte. J'étais un peu étourdi parce qu'il a fallu que je monte chez Emmanuel pour lui emprunter une cravate noire et un brassard.  Il a perdu son oncle, il y a quelques mois. J'ai couru pour ne pas manquer le départ. Cette hâte, cette course, c'est à cause de tout cela sans doute, ajouté aux cahots, à l'odeur d'essence, à la réverbération de la route et du ciel, que je me suis assoupi. J'ai dormi pendant presque tout le trajet. Et quand je me suis réveillé, j'étais tassé contre un militaire qui m'a souri et qui m'a demandé si je venais de loin. J'ai dit « oui » pour n'avoir plus à parler.
A. Camus, L'Étranger, 1942.

Exercice 10
Réécrivez ce texte du point de vue d'une femme et en remplaçant le passé simple par du présent. Faites toutes les modifications nécessaires.

Alors je commençai mon récit à partir de mon arrivée à Trouville. Je lui racontai tout : comment j'avais été surpris par l'orage et poussé sur la côte ; comment, en cherchant un abri, j'étais entré dans les ruines de l'abbaye ; comment, réveillé au milieu de mon sommeil par le bruit d'une porte, j'avais vu sortir un homme du souterrain ; comment cet homme avait enfoui quelque chose sous une tombe, et comment, dès lors, je m'étais douté d'un mystère que j'avais résolu de pénétrer.
A. Dumas, Pauline, 1838.

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