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L’affirmation du tiers-monde
P.142-143

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L’affirmation du tiers-monde




Compétence

J'explique un document et je perçois son point de vue (image, texte, carte)

Doc. 1
Le point de vue américain :

« Le président et moi, et tout le gouvernement, souhaitons instamment la liberté pour tous les peuples dépendants, à une date aussi proche que possible. Notre conduite à l’égard des Philippines a offert, je pense, un parfait exemple de la façon dont une nation devrait traiter une colonie ou une dépendance, en coopérant avec elle pour la préparer à l’indépendance. »


Cordel Hull (secrétaire d’État américain), déclaration du 20 novembre 1942.

<stamp theme='his-green2'>Doc. 1</stamp>

Les États-Unis aident les philippines à devenir indépendants de l’espagne en 1898.

Doc. 1
Le point de vue soviétique :

« [L’URSS] est le seul vrai défenseur de la liberté et de l’indépendance de toutes les nations, un adversaire de l’oppression des nations et de l’exploitation coloniale sous toutes ses formes. »


Rapport Jdanov, 22 septembre 1947.

<stamp theme='his-green2'>Doc. 2</stamp>

L’URSS ne possède aucune colonie. Sa domination des États d’Europe de l’Est (Ukraine, pays baltes, Pologne) après la guerre leur préserve une autonomie de façade.

Doc. 1
Le point de vue de l’ONU :

« Les buts des Nations unies sont les suivants [...] : développer entre les nations des relations amicales fondées sur le respect du principe de l’égalité de droits des peuples et de leur droit à disposer d’eux-mêmes, et prendre toutes autres mesures propres à consolider la paix du monde. »


Charte des Nations unies, 26 juin 1945.

<stamp theme='his-green2'>Doc. 3</stamp>

L’ONU défend le principe de l’auto-détermination : chaque peuple doit pouvoir choisir (« disposer de ») son propre régime politique.

Doc. 2
La conférence de Bandung (1955)

En 1955, la conférence de Bandung (Indonésie) rassemble les représentants de 29 pays d’Afrique et d’Asie. elle marque la naissance politique du tiers-monde. En 1961, la conférence de Belgrade donne naissance au mouvement des non-alignés.

La Conférence est d’accord :
1. pour déclarer que le colonialisme, dans toutes ses manifestations, est un mal auquel il doit être mis fin rapidement ;
2. pour déclarer que la question des peuples soumis à l’assujettissement de l’étranger, à sa domination et à son exploitation constitue une négation des droits fondamentaux de l’homme, est contraire à la Charte des Nations unies et empêche de favoriser la paix et la coopération mondiales ;
3. pour déclarer qu’elle appuie la cause de la liberté et de l’indépendance de ces peuples ;
4. et pour faire appel aux puissances intéressées pour qu’elles accordent la liberté et l’indépendance à ces peuples.


Communiqué final de la conférence afro-asiatique de Bandung (Indonésie), 24 avril 1955.

Image interactive

Doc. 3
Des peuples unis dans la lutte anticoloniale

<stamp theme='his-green2'>Doc. 1</stamp>
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Cette affiche est produite à l’occasion d’un voyage en Algérie de Nasser, président égyptien de 1956 à 1970. Il est l’un des leaders de la conférence de Bandung, puis du mouvement des non-alignés dans le contexte de la guerre froide. Leurs drapeaux terrassent un monstre en uniforme, au sol, symbole de la colonisation.

Doc. 4
Les difficultés économiques du tiers-monde

Les nouveaux États indépendants connaissent des difficultés. Ils dénoncent le pillage des matières premières du tiers-monde, l’organisation économique internationale qui entretient le sous-développement de leur pays, et rejettent le néocolonialisme.

Le tiers-monde a compris qu’il devait parler d’une seule voix aux sessions de la conférence des Nations unies sur le commerce et le développement et dans les autres réunions consacrées aux problèmes mondiaux [...]. Nous avons tous découvert qu’il n’y avait pas de lien de cause à effet entre l’ardeur au travail et la prospérité [...]. Le système actuel a été institué par les États industrialisés pour servir leurs intérêts [...]. Nous le tiers-monde, nous exigeons maintenant que l’on change les systèmes qui enrichissent les riches et appauvrissent les pauvres, cela pour rester à l’heure des autres changements intervenus dans le monde : la fin du colonialisme, les progrès de la technologie et l’aspiration nouvelle de l’humanité à l’égalité et à la dignité humaine.


Julius Nyerere (président de la Tanzanie), discours devant le groupe des 77, 12 février 1979
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