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Un récit entre autobiographie, biographie et sociologie





Portrait d'Annie Ernaux

Annie Ernaux

(née en 1940)


Elle naît au début de la Seconde Guerre mondiale à Yvetot, petite ville de Normandie. Ses parents y tiennent un café-épicerie. Annie Ernaux, quant à elle, poursuit des études supérieures et devient professeure de français, tout en s’adonnant à l’écriture.
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Pourquoi et comment écrire


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Doc. 1 Comparez les couvertures. Quel choix d’illustration vous semble le plus judicieux ? Justifiez votre réponse.


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Textes A et B Pourquoi Annie Ernaux choisit-elle de placer cette citation de Jean Genet en exergue de son récit ? Appuyez-vous sur l’explication que l’auteure a donnée à Raphaëlle Rérolle.


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Texte C Comment comprenez-vous la dernière phrase de cet extrait ?


6
Texte D
a. Pourquoi Annie Ernaux refuse-t-elle la forme romanesque pour parler de son père ?

b. Que veut-elle dire par « poésie du souvenir » et « l’écriture plate » ?


Texte A
La question de la trahison
  Passée dans le monde que mon père admirait mais qui le méprisait plus ou moins en retour, parce qu’il était ouvrier et petit commerçant, moi, professeur de français transmettant une culture qui était complètement étrangère aux élèves que j’avais devant moi, j’étais dans une forme de trahison.

Écrire, écrire, pourquoi ? Annie Ernaux : entretien avec Raphaëlle Rérolle, 2011, Éditions de la Bibliothèque publique d’information.


Texte B
L’exergue à La Place
  Je hasarde une explication : écrire c’est le dernier recours quand on a trahi.
Jean Genet

Exergue à La Place, 1983, Gallimard.


Texte E
L’empreinte de l’enfance
  Je crois que j’ai toujours été entre deux et que ça a commencé tôt. L’arrivée sur Terre, ce n’est pas abstrait, on arrive au milieu d’un ensemble de relations, avec des visages, des gestes, des paroles, les paroles du manque ou à l’inverse celles de l’aisance matérielle. Plus tard, j’ai eu conscience de l’empreinte de ce premier monde sur moi, de l’expérience précoce que j’ai eue de la pauvreté. De l’empreinte aussi de bonheurs, de plaisirs, considérés souvent comme vulgaires ou inférieurs, mais dont j’ai mesuré la force : les fêtes, les repas, les chansons. Des plaisirs évidemment très éloignés des plaisirs intellectuels mais constitutifs de moi-même.

Annie Ernaux, Le vrai lieu, entretiens avec Michelle Porte, 2014, Gallimard.


Texte D
Le refus du roman
  Depuis peu, je sais que le roman est impossible. Pour rendre compte d’une vie soumise à la nécessité, je n’ai pas le droit de prendre d’abord le parti de l’art, ni de chercher à faire quelque chose de « passionnant », ou d’ « émouvant ». [...] Aucune poésie du souvenir, pas de dérision jubilante. L’écriture plate me vient naturellement, celle-là même que j’utilisais en écrivant autrefois à mes parents pour leur dire les nouvelles essentielles.

Annie Ernaux, La Place, 1983, Gallimard.

  
Couverture La Place Annie Ernaux
      
Couverture La Place Annie Ernaux

Doc. 1
Images de couverture du roman dans les Éditions Folio et Folio Plus classiques, Gallimard, 2001 et 2006.



Texte C
Pourquoi écrire ?
  J’importe dans la littérature quelque chose de dur, de lourd, de violent même, lié aux conditions de vie, à la langue du monde qui a été complètement le mien jusqu’à mes dix-huit ans. Un monde ouvrier et paysan. Toujours quelque chose de réel.
 J’ai l’impression que l’écriture est ce que je peux faire de mieux, dans mon cas, dans ma situation de transfuge, comme acte politique et comme don.

Annie Ernaux, L’Écriture comme un couteau, 2011, Gallimard.


Texte F
Un récit à visée universelle
  [N]e l’a jamais intéressée que « la valeur collective du “je” autobiographique ». Parler de soi, pour tendre à l’autre un miroir où il pourra se reconnaître. Puiser à sa vie (enfance, relations au père et à la mère, au milieu social, passions amoureuses...), à sa mémoire, pour élaborer, de livre en livre, « une autobiographie qui se confonde avec la vie du lecteur ». « Je n’ai pas le désir de découvrir les zones d’ombre de ma vie [...], expliquait-elle dans L’Écriture comme un couteau (éd. Stock, 2003). Je me considère très peu comme un être unique, au sens d’absolument singulier, mais comme une somme d’expériences, de déterminations aussi, sociales, historiques, sexuelles, de langages, et continuellement en dialogue avec le monde (passé et présent), le tout formant, oui, forcément, une subjectivité unique. Mais je me sers de ma subjectivité pour retrouver, dévoiler des mécanismes ou des phénomènes plus généraux, collectifs. »

Nathalie Crom, « Écrire la vie, Annie Ernaux », Télérama n°3222, 10 octobre 2011.


2
Cette oeuvre évoque une époque révolue et fait référence à des expressions et des objets parfois tombés dans l’oubli. À vous de retrouver, en faisant des recherches et au fil de votre lecture…

… le sens de ces expressions :
  • sa bouche en cul de poule
  • le col à manger de la tarte
  • s’encroûter
  • il ne faut pas péter plus haut qu’on l’a
  • se frapper pour un rien
  • dans la poche avec le mouchoir par-dessus
  • être un péquenot
  • manger le fonds

… ce que sont ces objets :
  • le seau de nuit
  • le mât de cocagne
  • la 4CV
  • le bleu (être en bleu)

… ce que sont ces lieux :
  • la corderie
  • la mercerie
  • la buanderie

Photo figurant dans « Écrire la vie », par Annie Ernaux, Gallimard, Quarto, 2011 © Archives privées d’Annie Ernaux. D.R.

Le commerce des parents d’Annie Ernaux, ici à la fenêtre du logement, entre deux cousines.

Doc. 2
Photo figurant dans « Écrire la vie », par Annie Ernaux, Gallimard, Quarto, 2011 © Archives privées d’Annie Ernaux. D.R.

De l’individuel au collectif


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Texte E De quelles manières Annie Ernaux est-elle influencée par son enfance ?


8
Texte F
a. En quoi l’expression « la valeur collective du “ je ” autobiographique » peut-elle sembler paradoxale au premier abord ?

b. Certains qualifient les récits d’Annie Ernaux d’« auto-socio-biographies ». Proposez une définition de ce terme.


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1
Voici quelques titres de récits d’Annie Ernaux : La Place, Une femme, Les Armoires vides, L’Événement, Les Années.
a. Cherchez de quoi traitent ces récits.

b. Qu’est-ce qui les rapproche ?

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