MÉTHODE
ÊTRE AUTONOME


FICHE 11

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S'EXERCER

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★★☆ Corrigez cette introduction tirée de la copie d’un élève, en la réorganisant si nécessaire, en ajoutant éventuellement ce qui manque, en supprimant ce qui est en trop. Reprenez aussi les formulations maladroites.


  Le Quai des brumes est un roman de Pierre Mac Orlan, publié en 1927 et adapté au cinéma par Marcel Carné en 1938 avec Jean Gabin dans le rôle‑titre. Le roman est le genre littéraire le plus lu à notre époque ; c’est un récit fictif centré sur la vie d’un ou plusieurs personnages. Le Quai des brumes se présente comme une chronique de la destinée médiocre de six personnages « représentatifs de la misère sociale » (propos de l’auteur), parmi lesquels Jean Rabe, le personnage principal, et Nelly, la danseuse. L’incipit de notre roman s’attache à décrire Jean Rabe, personnage d’homme sans le sou et sans profession, qui vagabonde de chambre d’hôtel en chambre d’hôtel, quand il n’est pas accueilli par des connaissances généreuses. Il représente le type même du personnage qui mène une vie de bohème, mais de cette bohème que Mac Orlan appelle « la bohême au ventre vide ». Dans un cadre spatio‑temporel flou, le narrateur développe par touches infimes le portrait de son personnage qui répond à la société de la misère par son insignifiance. La poésie ne semble toutefois pas exclue de ce monde. Nous verrons donc en quoi le portrait paradoxal de Jean Rabe sert une vision à la fois réaliste et poétique de la misère. En grand un, nous montrerons que Rabe est un personnage médiocre et insignifiant, puis que c’est un incipit qui se présente comme une chronique de la misère sociale, enfin qu’il y a des ressources poétiques cachées dans la médiocrité.
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1
★☆☆ Indiquez pour ces énoncés s’il s’agit d’une introduction partielle ou d’une conclusion partielle.

1. Premièrement, ce poème est marqué par la nostalgie.



2. En somme, nous avons montré que ce passage joue son rôle d’incipit car il présente les personnages et annonce l’intrigue à venir.



3. La fable raconte une histoire et nous avons donc vu qu’elle a la structure d’un récit avec un début et un dénouement.



4. Dans un second temps, la rencontre amoureuse est marquée par le jeu de regards.

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3
★★★ À partir de ces séries (citation - procédé - commentaire), rédigez des phrases d’explication construites et pertinentes.

1. « boucherie héroïque » - oxymore - dénonciation ironique des atrocités de la guerre.


2. « c’est lui qui... » - présentatif - mise en valeur du personnage.


3. « hyménée » - répétition - insistance sur les enjeux amoureux.


4. « voit » - verbe de perception - insistance sur l’aspect visuel de la scène.
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4
★★★
a. Ces extraits de commentaires d’élèves sont‑ils de la paraphrase ou de l’analyse ?

b. Corrigez les paraphrases en identifiant le procédé d’écriture avant de le commenter.

1. Le poète écrit : « autant j’ai de douleur / comme il y a de grains dedans votre grenade. » Il est donc très triste.


2.Trivelin dit qu’il a logé « partout, sur le pavé, chez l’aubergiste, au cabaret, chez le bourgeois, chez l’homme de qualité, chez moi, chez la justice ». Ce sont des lieux différents et Trivelin est un personnage sans attache.


3. Lorenzo interpelle Philippe en multipliant les questions rhétoriques ; il use par trois fois de la même formulation : « Veux-tu donc … » À travers la figure de l’anaphore, il exprime son agitation.


4. Le « jour meurt ». C’est le soir.
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 ► Vers le bac 


5
★★★ Le texte suivant est tiré d’une copie d’élève.
a. Vérifiez qu’il y a bien les trois éléments de l’analyse littéraire (citation - procédé - commentaire), et ajoutez, si nécessaire, les éléments manquants.


b. Si les citations ne sont pas insérées ou mal insérées, reformulez la phrase et placez les citations correctement.


  Avec « ce petit œil gauche obstrué d’un sourcil roux en broussaille », on comprend que Quasimodo a du mal à voir correctement car il n’a qu’un oeil. Le roux du sourcil est la couleur associée au diable. Cela marque Quasimodo de l’empreinte satanique. En plus, il a le « menton fourchu » et une « verrue ». Ce sont les marques de la sorcière. Il a aussi des « dents désordonnées, ébréchées çà et là, comme les créneaux d’une forteresse ». On voit qu’il est comme une forteresse qui n’est plus capable de se défendre. Il est à la merci de la cruauté des autres. On décrit aussi sa « lèvre calleuse, sur laquelle une de ces dents empiétait comme la défense d’un éléphant ». À nouveau, la robustesse de l’animal semble montrer qu’il tente de créer une protection vis-à-vis du monde extérieur. Cela est vain puisqu’il s’expose à la foule. Le passage fonctionne autour d’un coup de théâtre : « c’est alors que la surprise et l’admiration furent à leur comble ; la grimace était son visage ». Les spectateurs comprennent qu’il ne s’agit pas d’un déguisement mais du visage réel de quelqu’un, d’un être difforme.