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Expression orale
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Exercice 1

Je présente l’intrigue d’une pièce ou d’un roman

Consigne
Racontez une intrigue théâtrale portant sur la réflexion du pouvoir.



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Exercice 2

Je présente un exposé

Consigne
Faites une recherche sur l’histoire d’Œdipe et présentez-la en classe.



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Exercice 3

Je mets en scène un monologue

Consigne
Complétez le prologue d’Anouilh ou le monologue de Brecht par des didascalies qui vous semblent appropriées, puis expérimentez les indications données par le jeu.

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Exercice 4

Je participe à un débat en classe

Consigne
Organisez un débat dans la classe. Pourquoi est-il nécessaire que les hommes respectent des lois ? Désobéir peut-il se justifier dans certains cas ? Vous pouvez vous appuyer sur des exemples de votre choix.



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Exercice 5

Je mets en scène un duo

Consigne
Mettez en scène les deux extraits suivants.

Au début de la pièce, Antigone et sa sœur Ismène discutent. Faut-il obéir à Créon et ne pas enterrer leur frère ?

  ISMÈNE. – Quoi ! tu songes à l’ensevelir, en dépit de la défense faite à toute la cité ?
  ANTIGONE. – C’est mon frère – et le tien, que tu le veuilles ou non. J’entends que nul ne soit en droit de dire que je l’ai trahi.
  ISMÈNE. – Mais malheureuse, si Créon s’y oppose !
  ANTIGONE. – Créon n’a pas à m’écarter des miens. [...]
  ISMÈNE. – [...] Pour moi, en tout cas, je supplie les morts sous la terre de m’être indulgents, puisqu’en fait je cède à la force ; mais j’entends obéir aux pouvoirs établis. Les gestes vains sont des sottises.
  ANTIGONE. – Sois tranquille, je ne te demande plus rien – et même si tu voulais plus tard agir, je n’aurai pas la moindre joie à te sentir à mes côtés. Sois donc, toi, ce qu’il te plaît d’être : j’enterrerai, moi, Polynice et serai fière de mourir en agissant de telle sorte. C’est ainsi que j’irai reposer près de lui, chère à qui m’est cher, saintement criminelle. Ne dois-je pas plus longtemps plaire à ceux d’en bas qu’à ceux d’ici, puisqu’aussi bien c’est là-bas qu’à jamais je reposerai ? Agis, toi, à ta guise, et continue à mépriser tout ce qu’on prise chez les dieux.
  ISMÈNE. – Je ne méprise rien ; je me sens seulement incapable d’agir contre le gré de ma cité.


SOPHOCLE, Antigone, pièce représentée vers 441 avant J.-C., Tragédies complètes, traduction de Paul Mazon, © Les Belles Lettres, 1962.


ISMÈNE. – Tu sais, j’ai bien pensé, Antigone.
  ANTIGONE. – Oui.
  ISMÈNE. – J’ai bien pensé toute la nuit. Tu es folle.
  ANTIGONE. – Oui.
  ISMÈNE. – Nous ne pouvons pas.
  ANTIGONE après un silence, de sa petite voix. – Pourquoi ?
  ISMÈNE. – Il nous ferait mourir.
  ANTIGONE. – Bien sûr. À chacun son rôle. Lui, il doit nous faire mourir, et nous, nous devons aller enterrer notre frère. C’est comme cela que ç’a été distribué. Qu’est-ce que tu veux que nous y fassions ?
  ISMÈNE. – Je ne veux pas mourir.
  ANTIGONE, doucement. – Moi aussi j’aurais bien voulu ne pas mourir.
  ISMÈNE. – Écoute, j’ai bien réfléchi toute la nuit. Je suis l’aînée. Je réfléchis plus que toi. Toi, c’est ce qui te passe par la tête tout de suite, et tant pis si c’est une bêtise. Moi, je suis plus pondérée. Je réfléchis.
  ANTIGONE. – Il y a des fois où il ne faut pas trop réfléchir.
  ISMÈNE. – Si, Antigone. D’abord c’est horrible, bien sûr, et j’ai pitié moi aussi de mon frère, mais je comprends un peu notre oncle.
  ANTIGONE. – Moi je ne veux pas comprendre un peu.
  ISMÈNE. – Il est le roi, il faut qu’il donne l’exemple.
  ANTIGONE. – Moi, je ne suis pas le roi. Il ne faut pas que je donne l’exemple, moi... Ce qui lui passe par la tête, la petite Antigone, la sale bête, l’entêtée, la mauvaise, et puis on la met dans un coin ou dans un trou. Et c’est bien fait pour elle. Elle n’avait qu’à ne pas désobéir !
  ISMÈNE. – Allez ! Allez !... Tes sourcils joints, ton regard droit devant toi et te voilà lancée sans écouter personne. Écoute-moi. J’ai raison plus souvent que toi.
  ANTIGONE. – Je ne veux pas avoir raison.


JEAN ANOUILH, Antigone, © Éditions de la Table ronde, 1946.




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Exercice 6

Je mets en scène une parole chorale

Consigne
Reprenez la tirade du chœur qui définit la tragédie en la distinguant du drame et proposez une lecture chorale , puis une représentation du chœur devant la classe.

C’est propre, la tragédie. C’est reposant, c’est sûr. [...] Dans le drame, on se débat parce qu’on espère en sortir. Là c’est gratuit. Et il n y a plus rien à tenter, enfin !


J. Anouilh, Antigone, Éditions de La Table ronde, 1946.



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