Chargement de l'audio en cours
Cacher

Cacher la barre d'outils

Plus

Plus


DOSSIER 2



Un vote sous influences ?





Doc. 2

Genre et vote : vers un rapprochement des comportements électoraux ?


Voir les réponses

Questions

1. Quels sont les trois temps du comportement électoral des femmes selon Janine Mossuz‑Lavau ? Comment se caractérisent‑ils ?


2. Quelles sont les évolutions dans la situation sociale des femmes qui peuvent expliquer ces transformations ?

  En France, les hommes ont obtenu les droits de vote et d’éligibilité en 1848 […]. Les Françaises, elles, ne l’ont reçu qu’en 1944 […]. Ce nouveau droit va donc être exercé pour la première fois en 1945. Accompagné d’interrogations qui montrent bien l’image que l’on a de ces femmes : des personnes dépendantes qui vont, dans l’isoloir, se conformer aux instructions de leur mari ou à celles de l’Église. Si, au début du parcours, elles ont été (pour certaines) sous contrôle, leurs choix ne manqueront pas d’évoluer. En trois temps. Le premier est celui de l’apprentissage. Jusqu’à la fin des années 1960, elles se montrent plus abstentionnistes et moins orientées à gauche […]. Vient ensuite le temps du décollage. Dans les années 1970, les femmes se mettent à participer comme les hommes […]. Parallèlement, un autre rapprochement se dessine, dans le contenu même des choix opérés les jours d’élection. En 1973, lors des législatives, l’écart sur le vote de gauche passe pour la première fois au‑dessous de la barre des 10 points. […] Dans les années 1980, on en arrivera au temps de l’autonomie. Les Françaises se rendent aux urnes à peu près autant que les hommes (parfois plus). […] Dans l’orientation des votes, on note une accélération de l’évolution entamée dans les années 1970.

Janine Mossuz-Lavau, « Genre et politique. La marche vers l’indifférenciation », in Anne Muxel (dir.), La Vie privée des convictions, Presses de Sciences Po, 2014.

Je m'auto-évalue

Toutes les propositions suivantes sont fausses : dites pourquoi.

1. L’influence des variables sociales sur le vote signifie que toutes les personnes d’une même catégorie votent de la même façon.


2. Le genre n’exerce pas vraiment d’influence sur les choix électoraux.


3. L’âge exerce une influence forte sur le choix électoral, mais pas la génération.

Doc. 3

L’âge, une variable ambiguë ?



Étienne Schweisguth étudie le vote de gauche (aux élections présidentielles et législatives) de différentes générations (par exemple, celle née entre 1961 et 1970). Il explore comment évolue le vote de chaque cohorte au fil du temps, et donc mesure l’impact du vieillissement des individus sur leur orientation politique.

Le vote de gauche selon les cohortes

Le vote de gauche selon les cohortes
Étienne Schweisguth, « Vote et âge. Effet de vieillissement ou de génération ? », Centre d’études européennes, Sciences Po Paris, mars 2011.

Affiche de Mai 68 appelant à la révolte les moins de vingt-et-un ans, qui n’avaient pas le droit de vote.

Affiche de Mai 68 appelant à la révolte les moins de vingt‑et‑un ans, qui n’avaient pas le droit de vote.
Voir les réponses

Questions

1. Que signifie la donnée de 2007 pour la cohorte 1985‑1989 ?


2. Comment semble évoluer le vote de gauche au cours de la vie des individus ?


3. Quel événement politique a pu marquer la jeunesse de la génération née entre 1951 et 1960 ? Quel impact cet événement semble‑t‑il avoir eu sur l’orientation politique de cette génération ?

Je fais le point

Les travaux de sociologie électorale mettent en évidence l’existence de variables sociales influençant le comportement électoral. Il s’agit de caractéristiques démographiques, culturelles, socio-économiques qui, par le biais de la socialisation, pèsent sur les choix des électeurs. Le vote n’est donc pas seulement le fruit d’une réflexion individuelle, mais aussi celui des multiples appartenances sociales de l’électeur.


Découvrir
Doc. 1

Qui a voté pour qui ?



Électeurs d’Emmanuel Macron
Électeurs de Marine Le Pen
Ensemble 65,5 34,5
Profession de l’interviewé
Cadre 82 18
Profession intermédiaire 67 33
Employé 54 46
Ouvrier 44 56
Retraité 74 26
Religion
Catholique 63 37
Autre religion 72 28
Sans religion 68 32
Les données sont à lire en % de suffrages exprimés. D’après Ipsos/Sopra Steria, « Second tour présidentielle 2017 : sociologie des électorats et profil des abstentionnistes », 7 mai 2017.
Voir les réponses

Questions

1. Faites une phrase donnant le sens de la donnée soulignée.


2. Quelles professions votent plus pour Emmanuel Macron que la moyenne des électeurs ?


3. Quelles professions votent plus pour Marine Le Pen que la moyenne des électeurs ?


4. L’appartenance religieuse semble‑t‑elle avoir beaucoup influencé le choix électoral ?
Connectez-vous pour ajouter des favoris

Pour pouvoir ajouter ou retrouver des favoris, nous devons les lier à votre compte.Et c’est gratuit !

Livre du professeur

Pour pouvoir consulter le livre du professeur, vous devez être connecté avec un compte professeur et avoir validé votre adresse email académique.

Votre avis nous intéresse !
Recommanderiez-vous notre site web à un(e) collègue ?

Peu probable
Très probable

Cliquez sur le score que vous voulez donner.

Dites-nous qui vous êtes !

Pour assurer la meilleure qualité de service, nous avons besoin de vous connaître !
Cliquez sur l'un des choix ci-dessus qui vous correspond le mieux.

Nous envoyer un message




Nous contacter?