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DOSSIER 4



Un vote moins prévisible ?





Je m'auto-évalue

Illustrez la volatilité en donnant un exemple de :

1. volatilité électorale interne à la gauche ;


2. volatilité électorale entre gauche et droite ;


3. vote intermittent.

Doc. 4

Le vote Macron, un choix contraint ?


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Questions

1. Qu’est-ce qu’un vote d’adhésion ? Qu’est‑ce qu’un vote par défaut ?


2. Montrez que le choix d’Emmanuel Macron au premier tour des élections présidentielles de 2017 relève souvent d’un vote par défaut.


3. Comment expliquer que des électeurs de gauche ont pu voter par défaut pour Emmanuel Macron plutôt que pour un candidat plus proche de leurs idées ?


Vote d’adhésion
Vote par défaut
Ensemble des électeurs d’Emmanuel Macron 48 % 52 %
Électeurs d’Emmanuel Macron sympathisants du parti socialiste 43 % 57 %
Électeurs d’Emmanuel Macron sympathisants de La République en marche 78 % 22 %
Électeurs d’Emmanuel Macron sympathisants des Républicains 19 % 81 %
Électeurs d’Emmanuel Macron sympathisants du Front national 38 % 62 %

Intentions de vote au 1er tour de l’élection présidentielle.
Jérôme Jaffré, « Le choix des électeurs : par adhésion ou par défaut ? », in CEVIPOF, L’Enquête électorale française : comprendre 2017, avril 2017.

Je fais le point

La volatilité (ou mobilité) électorale désigne le fait pour un électeur de ne pas voter pour le même candidat ou parti d’un scrutin à un autre, ou d’alterner entre participation et abstention. Cette mobilité peut être expliquée par le déclin du vote de classe ou par la montée des qualifications et de l’individualisation, rendant l’électeur plus critique et plus capable d’un usage stratégique de son vote. Pour autant, la volatilité de l’électeur est à nuancer, car elle est souvent une mobilité interne à chaque camp et n’empêche pas la fidélité à un système de valeurs stable.


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Doc. 1

Des électeurs de moins en moins fidèles ?


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Questions

1. Qu’est-ce que la volatilité électorale ?


2. Selon Gérard Grunberg, à quoi la montée de la volatilité électorale peut‑elle être attribuée ?


3. Pourquoi le développement de la volatilité électorale remet‑il en question l’idée d’une influence des variables sociales sur le vote ? (→ voir dossier 2)

  De plus en plus d’électeurs se montrent déloyaux, inconstants et volages. En 2017 comme lors des scrutins précédents, ces citoyens indécis jonglent avec les fidélités partisanes, hésitent entre les différents candidats, font une incursion en territoire ennemi avant de retourner chez leurs anciens camarades. Cette volatilité de l’électorat rend tout pronostic sur l’élection présidentielle quelque peu hasardeux, et désarçonne bien des hommes politiques, des journalistes et des chercheurs : elle tranche avec la stabilité du paysage de l’après-guerre, marqué par une loyauté partisane qui se transmettait de père en fils […]. Pour nombre de politologues, cette fluidité est un signe de liberté : l’électeur discipliné d’hier a fait place, selon eux, à un électeur éclairé. « La mobilité électorale signe l’avènement d’un électeur éduqué et surtout autonome, estime Gérard Grunberg, directeur de recherche émérite CNRS au Centre d’études européennes de Sciences Po. Il est né après l’effondrement des grandes institutions partisanes et religieuses qui encadraient les citoyens de la naissance à la mort, comme les mouvements de jeunesse catholiques ou le parti communiste. L’électeur d’aujourd’hui est plus informé, plus critique et plus exigeant que ses aînés ».

Anne Chemin, « Abstention, indécision. Comment expliquer la volatilité grandissante des électeurs ? », Le Monde, 30 mars 2017.

Doc. 2

Comment définir la volatilité électorale ?



  Les analyses du comportement électoral ont mis au jour une augmentation des usages intermittents et alternés du vote et de l’abstention, notamment dans les jeunes générations. Ce changement de comportement est amorcé dans le cours des années quatre‑vingt‑dix. Lors de la séquence électorale de 2007 (les deux tours de la présidentielle et les deux tours des législatives), si 64 % des 65 ans et plus ont voté aux quatre tours de scrutin, ils ne sont que 30 % dans ce cas parmi les 18‑30 ans. L’électeur est devenu un votant intermittent, donc un abstentionniste intermittent […]. En même temps que l’électeur s’est peu à peu affranchi du devoir de voter, il est devenu plus mobile dans ses choix. Les hésitants sont légion […]. Au cours de la dernière séquence présidentielle/législatives, seul un tiers de l’électorat (31 %) a voté systématiquement et constamment Sarkozy/UMP ou Royal/PS aux quatre tours de scrutin. Plus des deux tiers (69 %) ont fait des choix alternatifs ou ont à un moment fait le choix de l’abstention. […] Pour autant, cette mobilité reste relativement contenue à l’intérieur des deux grands camps politiques que sont la gauche et la droite. La frontière n’est franchie que par une minorité assez constante dans le temps (environ 10 % d’électeurs).

Anne Muxel, « L’électeur incertain », Revue Projet, février 2012.
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Questions

1. Recensez les trois formes de volatilité électorale évoquées dans le texte.


2. Illustrez chacune d’entre elles.


3. Quelle forme de volatilité électorale est la plus rare ? Comment cela peut‑il nuancer l’impression d’un électeur devenu « volage » ?

Doc. 3

Une érosion du « vote de classe » ?



Affiche pour le Parti communiste français, 1958.
Affiche pour le Parti communiste français, 1958.
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Questions

1. À l’aide de calculs, montrez comment évolue le vote des ouvriers pour la gauche.


2. L’appartenance à la catégorie des ouvriers semble‑t‑elle jouer fortement sur les choix électoraux en 2007 ?


L’évolution du vote des ouvriers au premier tour des élections présidentielles (en %)

1969
1974
1981
1988
1995
2002
2007
Ensemble des votants
Gauche 32 47 47 45,5 40,5 37,5 36
Droite 67 52 49 51 59 51 44,5
Autres 1 1 4 3,5 0,5 11,5 19,5
Ouvriers
Gauche 47 63 62 59 49 42 34
Droite 52 36 34 39 50,5 46 48
Autres 1 1 4 2 0,5 12 18

Florent Gougou, Comprendre les mutations du vote des ouvriers : Vote de classe, transformation des clivages et changement électoral en France et Allemagne depuis 1945, Sciences Po Paris, 2012.
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