DOSSIER 3



Comment les entreprises sont‑elles dirigées ?





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Doc. 1

Qui dirige dans l’entreprise ?



  La sociologue interroge Pierre Falaise, qui a été dirigeant salarié de plusieurs grandes entreprises.

  La différence entre directeur général et PDG, c’est en fait un problème de statut et de responsabilités et de structure d’entreprise, hein. […] Le DG c’est celui qui fait fonctionner la maison. […] Ce qui est important, pour bien comprendre le rôle d’un dirigeant, c’est d’avoir l’adhésion de ses équipes avec soi. Tout seul on ne peut rien faire. Donc le vrai rôle d’un patron, c’est celui qui prend les bonnes décisions, bon ça c’est sûr, mais là il peut se faire aider, qui prend plus de bonnes que de mauvaises décisions, bon ça c’est évident. […]

  Et est‑ce que vous pouvez me décrire par exemple une journée quand vous étiez PDG ?

  […] Bon alors, une journée ça n’a pas de sens parce que chaque journée peut être différente. Mais le rythme, en gros, c’est les réunions rémanentes, comité de direction, comité commercial, etc.

  Vous êtes allé beaucoup à l’étranger ?

  Pas mal, oui. Oui mais bon, j’avais un directeur d’export, je faisais pas en direct tout ça. Ça, c’est un métier spécifique.

Gaëlle Troadec, « “Les choses ne sont pas toujours aussi smooth” La carrière d’un “patron salarié” », in Michel Offerlé (dir.), Patrons en France, La Découverte, 2017.

Gillian Tans, PDG de Booking.com
Dans les grandes entreprises, le rôle du PDG est aussi de promouvoir l’entreprise. Ici, Gillian Tans, PDG de Booking.com, au Web Summit de Lisbonne.
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Questions

1. Quelle est la différence entre un PDG et un DG ? Quel est leur rôle dans l’entreprise ?


2. Prennent‑ils les décisions seuls ?


Je m'auto-évalue

Complétez le texte suivant avec les termes :
  • centralisé
  • décentralisé
  • horizontale
  • très peu
  • verticale


Dans les entreprises à structure
, les salariés participent
à la prise de décision et le pouvoir est
. Le dirigeant délègue peu les décisions.

Dans les entreprises à structure
, les salariés participent plus à la prise de décision et le pouvoir est
.

Doc. 3

Des entreprises plus ou moins verticales ?



Le taylorisme, une organisation pyramidale

Le taylorisme, une organisation pyramidale

Le taylorisme, aussi appelé organisation scientifique du travail, voit le jour au début du XXe siècle. L’objectif, après la révolution industrielle, était d’améliorer l’efficacité des entreprises, alors parfois perçues comme trop peu organisées.
Lelivrescolaire.fr
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Questions

1. Pourquoi l’organisation de l’entreprise dans le taylorisme peut‑elle être qualifiée de verticale ?


2. Quel est le pouvoir des ouvriers dans ce type d’organisation ?


3. Connaissez‑vous des entreprises qui, de nos jours, utilisent une organisation s’approchant de celle‑ci ? Est‑ce le cas de toutes les entreprises ?

Je fais le point

Chaque entreprise a son propre mode de fonctionnement et sa propre gouvernance. Ce terme désigne la façon dont les décisions sont prises en impliquant l’ensemble des « parties prenantes » de l’entreprise. Il existe des entreprises où la structure est très verticale : les décisions sont prises par quelques personnes au sommet de la hiérarchie. À l’opposé, de plus en plus d’entreprises adoptent des structures plus horizontales, par exemple en créant des équipes peu hiérarchisées.


Doc. 4

Réduire la hiérarchie pour plus d’efficacité ?



  L’entreprise Favi, installée en Picardie, emploie près de quatre cents personnes qui fabriquent des pièces détachées pour l’industrie automobile. Au milieu des années soixante‑dix, un nouveau dirigeant, Jean‑François Zobrist, en a pris les commandes. Quelques mois après son arrivée, il a réuni ses salariés et leur a tenu ce discours révolutionnaire : « Ça fait neuf mois que je suis parmi vous et que je vous regarde, et que je vois des gens courageux, de grands professionnels qui aiment leur métier, mais qu’on empêche de bien travailler. J’en suis arrivé à la conclusion que des gens comme vous, qui ont vos qualités, n’ont plus besoin de carotte, ni de bâton, d’ailleurs. » Puis il a énoncé les nouveaux principes qui allaient désormais gouverner l’entreprise. […] Chaque équipe sera pilotée par un leader (issu du rang). Les opérateurs régleront eux‑mêmes leur machine. Ils seront amenés à proposer des améliorations. La confiance sera donc le maître mot. « Avoir foi en l’homme », tel est le credo affiché.

Jean‑François Dortier, « L’entreprise libérée, réalité ou imposture ? », Sciences Humaines, mars 2016.
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Questions

1. Comment la gouvernance de l’entreprise a‑t‑elle été modifiée ?


2. Pourquoi les salariés ont‑ils davantage été impliqués dans l’entreprise ?


3. Quel peut être l’avantage pour les salariés de ce type de changements ? Quel peut être l’avantage pour l’employeur ?


Doc. 2

Qu’est‑ce que la gouvernance d’une entreprise ?


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Questions

1. Quelles sont les différentes « parties prenantes » de l’entreprise ?


2. Illustrez le fait que ces parties prenantes peuvent avoir des intérêts divergents.


3. Pourquoi l’idée de gouvernance s’oppose‑t‑elle à celle de dirigisme ?

  Depuis les années quatre‑vingt‑dix, les débats sur des relations plus équitables [dans l’entreprise], un meilleur partage des responsabilités et le thème de la participation se poursuivent à différents niveaux, en incluant de nouvelles préoccupations et en mobilisant de nouveaux concepts, dont celui de la corporate governance. C’est d’abord la question du poids des actionnaires qui a animé les discussions sur ce concept dont on a proposé deux traductions françaises : gouvernement d’entreprise et gouvernance. Ces thèmes se retrouvent à la croisée d’interrogations concernant l’évolution de la structure financière de l’entreprise et celle des systèmes de financement, une utilisation plus efficace des ressources et la quête de compromis plus acceptables entre les parties prenantes aux intérêts divergents. […] Le concept de gouvernance est […] souvent employé pour se référer au changement de la nature des relations entre les parties intéressées […] en termes de relations entre les dirigeants, les salariés et les autres parties prenantes. Les mots clés sont alors participation et partenariat, qui sont mieux acceptés qu’une approche en termes d’inégalité de pouvoir et de dirigisme.

Lusin Bagla, Sociologie des organisations, La Découverte, 2003.
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