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La parité : du principe aux applications
P.370-371

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La parité : du principe aux applications





En France, il a fallu attendre l’ordonnance du 21 avril 1944 pour que les femmes acquièrent le droit de vote et d’éligibilité. Mais elles demeurent ensuite largement minoritaires parmi les élus. Dès le début des années 1980, des mouvements féministes militent donc pour davantage d’égalité femmes‑hommes en politique. Cet engagement aboutit à une réforme constitutionnelle en juillet 1999 et à une loi en juin 2000, qui imposent la parité.

La partié : du principe aux applications

❯ Comment le principe de parité en politique s’est-il peu à peu imposé et quels sont ses effets concrets ?


1
Le « manifeste des dix »

L’objectif est d’arriver, par étapes, à la parité. Pour y parvenir, voilà les mesures que nous proposons :

1. Une politique volontariste des partis, du gouvernement et des associations féminines conjugués. Les pays nordiques montrent l’efficacité de cette attitude. Quand il le faut, ils n’hésitent pas à utiliser les quotas. [...] Il faudrait atteindre le seuil significatif du tiers des élus de chaque assemblée concernée. [...]

2. Une limitation drastique du cumul des mandats et des fonctions, pour un meilleur partage et exercice du pouvoir.

3. Financement des partis politiques en fonction du respect de la parité de leurs élus. [...]

5. Adoption d’une législation sur le sexisme comparable à celle sur le racisme [...].

6. Et s’il faut modifier la Constitution pour introduire des discriminations positives, nous y sommes favorables, comme l’est, nous en sommes persuadées, la majorité de nos concitoyens.

Manifeste pour la parité écrit par dix femmes politiques (dont Édith Cresson, Simone Veil, etc.), L’Express, 6 juin 1996.

2
Exigence de parité et féminisme

Ce sont des féministes qui ont fait émerger dans le débat public, partout dans le monde, la nécessité de parité, qui ont fait que s’engage un débat animé sur les conséquences de la rareté des femmes dans les instances de décision et conduit à l’adoption de lois pour y remédier. L’exigence de parité a d’abord concerné la sphère politique. Cela a été le cas en France. Parce qu’à l’origine de la sujétion des femmes, dans le droit, il y a eu leur interdiction, comme l’a écrit Olympe de Gouges, de « monter à la tribune », et parce que notre pays faisait figure (c’est toujours hélas le cas) de lanterne rouge au sein de l’Union européenne pour ce qui concerne la part des femmes au sein du Parlement. L’exigence de parité a servi de révélateur. Elle a conduit à rendre visible la domination masculine sur la scène publique et la persistance du partage inégal des fonctions et tâches dans la vie économique, sociale, culturelle ainsi que dans la sphère domestique.

Françoise Gaspard, « Troubles dans les féminismes : la parité, et après ? », Mouvements, 2007/2.

3
Des lois pour imposer l’égalité

Des lois pour imposer l’égalité

4
La parité, un « trompe‑l’œil » ?

Photographie du congrès des maires de France

5
Des effets très limités

Infographies des effets limités de la parité

6
La parité dans d’autres domaines

Le cadre s’élargit. Et les femmes apparaissent dans le champ en plus grand nombre, même si ce n’est pas encore la parité aux Rencontres d’Arles. L’année dernière, une lettre ouverte au directeur du plus grand festival de la photographie en France, signée par plus de 500 professionnels, demandait que la manifestation fasse plus de place aux photoreporters et aux artistes femmes. Dans le même temps, des réseaux de femmes photographes se montaient, l’association Aware mettait en avant des créatrices parfois oubliées et un festival, Les femmes s’exposent, se lançait [...]. Ce mouvement d’ensemble a provoqué des changements. [...] À Arles, on dénombre 50 expositions et [...] plus d’une quinzaine de ces focus sont consacrés à des femmes. [...] Un trio de reporters américaines de l’agence Magnum est réuni à l’espace Van Gogh : Eve Arnold, Abigail et Susan Meiselas. [...] « Les questions qu’elles ont posées sur la place des femmes dans la société, sur l’injonction du paraître, sur les rôles qu’elles doivent jouer, datent des années 1970 mais elles sont encore d’une actualité frappante », estime la commissaire [d’exposition] Clara Bouveresse.

Marine-Anne Kleiber, « Les Rencontres de la photographie dʼArles font de la place aux femmes », Le Journal du dimanche, 1er juillet 2019.

République : nom féminin

Questions

Analyser des documents

1
Doc. 3 (⇧) Montrez comment la législation sur la parité s’est construite peu à peu.


2
Doc. 1 (⇧) , Doc. 2 (⇧) et Doc. 6 (⇧) Proposez une définition de la parité.


3
Doc. 1 (⇧) Expliquez pourquoi les auteures du manifeste proposent une « discrimination positive ».


4
Doc. 4 (⇧) , Doc. 5 (⇧) et Doc. 6 (⇧) Identifiez les limites de la loi.


Question de synthèse

5
Débattez en classe sur le thème suivant : comment renforcer la parité en politique ?
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