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Les systèmes productifs en France : valorisation locale, intégration européenne et mondiale


I. Des systèmes productifs en recomposition

    1. Une mutation des systèmes productifs agricoles qui explique celle des autres secteurs

  • Une modernisation de l’agriculture :
  • PAC = politique de modernisation intense depuis les années 1960 (mécanisation + utilisation des produits phytosanitaires et de semences sélectionnées) ➝ amélioration des rendements ;
    conséquences : recul de l'emploi agricole au profit de l'industrie et du tertiaire.
  • Des systèmes productifs agricoles qui se teintent d’industries et de services ➝ les systèmes agricoles s’appuient sur des industries agroalimentaires (ex : Danone) ou deviennent des lieux de tourisme.

  • 2. Un affaiblissement de la sphère productive industrielle

  • Les industries du Nord et de l'Est (métallurgie, textile) ➝ crise importante avec la concurrence des pays des Suds (Chine, Bangladesh) avec des coûts d’extraction et de main-d’oeuvre plus bas.
  • Une reconversion de l’industrie et une montée en gamme :
  • certains espaces ont été reconvertis avec l’aide de l’État vs. d’autres restent en difficulté ➝ chômage (Douai dans le Nord, Alès dans le Gard) ;
    le maintien des systèmes productifs industriels = désormais lié à l’innovation technologique.

    3. L’essor des services

  • Une métropolisation et une littoralisation qui profitent au Sud et à l’Ouest :
  • essor industriel dans les régions du Sud et de l’Ouest avec la création des zones industrialo-portuaires (ZIP) et des pôles de compétitivité ;
    les espaces métropolitains ➝ accueillent les activités de recherche et de conception ➝ technopôles.
  • Un essor des services qui compense la désindustrialisation : le secteur des services se transforme et concentre de plus en plus d'emplois. Ex : les suppressions de postes dans l'industrie du fait de l'externalisation = compensées par l'essor du secteur des services aux entreprises (entretien, informatique, etc.).
  • Des évolutions sociales qui expliquent l’essor des services à la personne : vieillissement de la population + diminution du temps de travail + nouvelles habitudes de consommation ➝ généralisation des services à la personne (domaines de la santé, des loisirs, de la culture et du tourisme).

II. Une nouvelle géographie des systèmes productifs français

    1. Le maintien des espaces productifs selon des logiques anciennes

  • Le maintien d’une ligne Le Havre-Marseille ?
    ➜ une France industrielle au Nord et à l’Est, un Ouest plus agricole, une concentration des systèmes productifs tertiaires au Sud et en Île‑de‑France.
  • Certaines usines se localisent encore à proximité des ressources : ex de l'entreprise McCain à Matougues = plus grosse usine de frites d’Europe, se situe près des champs de pommes de terre du Nord de la France et de la Belgique (coûts de transport ↘).

  • 2. Des logiques de localisation qui favorisent les métropoles

  • Un renforcement du poids des métropoles car elles concentrent une main-d'œuvre qualifiée, des services rares et permettent des économies d’agglomération.
  • Le poids de l’Île-de-France : 1er système productif français ➝ concentration de technopôles, de pôles de compétitivité et de centres de recherche de rang mondial.
  • Des systèmes productifs métropolitains secondaires apparaissent :
  • Lyon, connectée à Grenoble, qui dispose d’une « Innovallée » ;
    Toulouse = une technopole (activités aéronautiques et aérospatiales).

    3. L’ancrage local : un atout pour le maintien des systèmes productifs

  • Des délocalisations à relativiser.
    ➜ Pensée commune = la mondialisation « détruit » les emplois. Or, les délocalisations = moins de 5 % de la destruction des emplois industriels entre 2009 et 2011.
  • La résistance des systèmes productifs locaux : l’industrie de PME en milieu rural résiste ➝ savoir‑faire local hérité = un atout (pièces en métal de la vallée de l’Arve, plasturgie à Oyonnax).
  • Une valorisation du local :
  • Essor des labels de qualité (AOC Champagne, IGP Jambon de Bayonne) promu par l'UE.
    Le made in France : de plus en plus une priorité des consommateurs et du pouvoir politique.

III. Aménager et accompagner les territoires productifs dans la mondialisation

    1. Renforcer la compétitivité des territoires

  • Des acteurs à toutes les échelles pour résister à la concurrence mondiale :
  • « l’économie de la connaissance » = stratégie d’insertion des territoires de l'UE dans la mondialisation ;
    en France, l’État + les collectivités territoriales + acteurs privés + l'UE = acteurs majeurs.
  • D’une logique de rééquilibrage à une logique de pôles :
  • la logique de pôles (renforcement des territoires les plus puissants) remplace celle d’équilibre territorial (qui prévalait en 1963 à la création de la DATAR) ;
    les pôles de compétitivité (mis en place par l’État en 2004) accompagnent le développement des aires métropolitaines.
  • Accompagnement des districts marshalliens pour soutenir le dynamisme d’espaces ruraux et de villes petites et moyennes (activités comme le travail du textile, du cuir, de l’ameublement, etc.).

  • 2. Accompagner des systèmes productifs en difficulté

  • La crise des bassins mono-industriels : espaces les plus touchés par les effets de la concurrence liée à la mondialisation (anciens bassins sidérurgiques, métallurgiques et miniers, certains ports, etc.).
  • Des aides européennes et françaises pour changer d’image et accompagner la reconversion des systèmes productifs via les fonds structurels et la politique des régions ultra périphériques de l'UE. Ex : parc de loisirs dans une ancienne mine de charbon (Carmaux, dans le Tarn).
  • Des aides parfois insuffisantes : des districts industriels sont sinistrés (ex : coutellerie de Thiers).
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