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Aux origines : les expériences médiévales
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Activité numérique 1

Aux origines : les expériences médiévales



Axe 1 : Fondements et expériences de la démocratie

  • ▶︎ 1. Les origines de la démocratie
  • ▶︎ 2. Les expériences de la démocratie
  • ▶︎ 3. Les pratiques démocratiques


COMPÉTENCES

  • Rechercher, collecter, analyser et savoir publier des textes ou des témoignages.

  • Repérer et apprécier les intentions des auteurs.


Contrairement à ce qu’on dit souvent, le Moyen Âge n’est pas un trou noir de la démocratie. Des aspirations démocratiques sont présentes dans l’Occident médiéval, notamment dans les villes ou dans les communautés religieuses. À partir du XIIIe siècle se diffuse le principe selon lequel « ce qui concerne tout le monde doit être discuté et approuvé par tout le monde ». De nouvelles formes politiques s’inventent, insistant sur le bien commun et cherchant à impliquer la population dans les processus politiques.

Complétez la carte mentale entamée lors de l’activité 1 sur les origines de la démocratie.

Étape 1

Compléter la carte mentale sur les origines de la démocratie
Doc. 1 (⇩) Doc. 2 (⇩) Doc. 3 (⇩) Doc. 4 (⇩)

1. Reprenez la carte mentale commencée dans l’activité 1.

2. Dessinez une nouvelle branche qui part du centre : « les origines médiévales ».

3. Dessinez d’autres branches à l’aide des documents.

1
La Grande Charte (1215)

Face à une rébellion de ses barons, le roi anglais Jean sans Terre concède cette charte qui limite le pouvoir royal. Elle est souvent considérée comme l’une des fondations du régime politique anglais.

Jean, par la grâce de Dieu, Roi d’Angleterre, Seigneur d’Irlande, Duc de Normandie et d’Aquitaine et Comte d’Anjou [...].

Aucun impôt ne sera imposé, dans notre royaume, sans le consentement du Conseil commun de notre royaume, à moins que ce ne soit pour la rançon de notre personne, pour faire notre fils aîné chevalier ou, pour une fois seulement, le mariage de notre fille aînée. Et, pour ceci, il ne sera levé qu’une aide1 raisonnable. [...]

En plus, le montant d’aide levé sera déterminé par le Conseil commun du royaume, à l’exception des trois cas susdits. Et, pour déterminer le montant des impôts, nous convoquerons individuellement par écrit : les archevêques, évêques, abbés, comtes et hauts barons du royaume, et, en plus, au moins quarante jours avant la convocation, nous ferons convoquer par nos shérifs et huissiers, de façon générale, à une date et à un endroit spécifique, tous ceux qui nous sont principalement responsables [...].

Il n’y aura qu’une seule mesure de vin, une mesure de bière et une mesure pour le grain dans tout notre royaume [...].

Aucun homme libre ne sera saisi, ni emprisonné ou dépossédé de ses biens, déclaré hors-la-loi, exilé ou exécuté, de quelque manière que ce soit. Nous ne le condamnerons pas non plus à l’emprisonnement sans un jugement légal de ses pairs, conforme aux lois du pays.

Jean sans Terre, Magna Carta, 1215.
1. aide : impôt

2
La démocratie au couvent ?

La démocratie au couvent ?

La procédure de l’élection de l’abbé apparaît dans les règles monastiques au Moyen Âge.

3
Les assemblées médiévales

Mais les débats sur la nature du peuple et sur les possibilités de sa représentation ne sont pas inhérents au paradigme de la démocratie. [...] Ils sont parfaitement compatibles avec les régimes princiers et monarchiques des derniers siècles du Moyen Âge. Thomas d’Aquin et Marsile de Padoue, aux XIIIe et XIVe siècles, réfléchissant sur les constitutions mixtes et sur la souveraineté du peuple, ne sont pas des figures isolées [...]. Surtout, l’idée d’une représentation populaire est universellement mise en pratique, dans une série d’expériences politiques convergentes, aussi bien dans les villes, les grandes communes italiennes avant tout, que dans l’Église et surtout, [...] dans les assemblées représentatives de type « parlementaire » qui s’imposent partout comme lieux de médiation du pouvoir. Sous des noms différents, on trouve des réalités semblables : parlement en Angleterre ou en Sicile, états généraux ou états régionaux en France et dans l’espace d’influence de la royauté capétienne et valoise, Cortes dans toute la péninsule ibérique et diètes territoriales centrale ou locales (Reichstag, Landtage) dans la mosaïque des principautés laïques ou ecclésiastiques de l’Europe germanique, sans négliger leurs équivalents nordiques (Riksdag suédois) ou orientaux (Sejm polonais).

Michel Hébert, La Voix du peuple. Une histoire des assemblées au Moyen Âge, PUF, 2017.

Numérique

Cliquez ici pour découvrir la manière dont le médiéviste Patrick Boucheron tisse des liens entre les fresques de Sienne et notre époque contemporaine.

4
Le bon gouvernement au Moyen Âge

Le bon gouvernement au Moyen Âge : fresque Ambrogio Lorenzetti

Dans ces célèbres fresques, le peintre représente la cité assemblée autour dʼallégories du bon gouvernement : la paix, la justice, la charité, etc.

IDÉE DÉBAT

Selon vous, quel doit être le but dʼun bon gouvernement ?

Vocabulaire

  • Bien commun : notion héritée d’Aristote. Le bien commun est le bien de l’ensemble de la communauté, ce qui profite à tous. C’est aussi un critère du bon gouvernement.

  • Diète : assemblée de nobles, d’évêques et dʼautres seigneurs, ayant pour rôle d’élire ou de délibérer sur des questions importantes (impôts, successions, etc.).

L'analyse

  • ❯ ❯ ❯ Avez-vous relevé les différentes expériences démocratiques au Moyen Âge, les lieux et les personnes qu’elles concernent ?


  • ❯ ❯ ❯ En avez-vous cerné les limites ?
Voir les réponses
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