Prolongement artistique et culturel


Vanités à travers les âges et les arts





Texte A
Le genre pictural de la vanité disparaît complètement à partir du XVIIIe siècle. Il réapparaît au XXe siècle : les ravages des deux guerres mondiales, la Shoah, le sida, le net recul de la religion amènent les artistes à interroger le sens de la vie à partir de la finitude de la vie humaine et l’absurdité de l’existence.


Musée des Beaux-Arts de Caen, service des publics, parcours « Natures mortes et vanités », 2015.


Retrouvez le dossier pédagogique complet.

James Hopkins, Wasted Youth, 2006, installation éphémère de matériaux mixtes.
Doc. 10
James Hopkins, Wasted Youth, 2006, installation éphémère de matériaux mixtes, 16,1 × 62,5 × 46 cm, galerie d’art Bugada et Cargnel, Paris.

Simon Vouet, Vanité, 1621, huile sur toile, musée national de Varsovie, Pologne.
Doc. 4
Simon Vouet, Vanité, 1621, huile sur toile, 75,5 × 100 cm, musée national de Varsovie, Pologne.

Cindy Sherman, Untitled n°272, 1992, photographie, Metro Pictures Gallery, New York, États-Unis.
Doc. 7
Cindy Sherman, Untitled n°272, 1992, photographie, 67,3 × 101,6 cm, Metro Pictures Gallery, New York, États-Unis.
Doc. 6
Nicolaes van Veerendael, Vanité, vers 1680, huile sur bois, 34 × 46 cm, musée des Beaux-Arts de Caen.

Matteo da Milano, Lettrine D (pour Dilexi), Livre d’heures de Dionora d’Urbino, vers 1510 - 1515, enluminure.
Doc. 2
Matteo da Milano, Lettrine D (pour Dilexi), Livre d’heures de Dionora d’Urbino, vers 1510 - 1515, enluminure, 20,7 × 14 cm, Yates Thompson 7, British Library, Londres.

Jean-Michel Alberola, Rien, 1995, installation néon et plexiglas, Fondation Cartier pour l’art contemporain, Paris.
Doc. 8
Jean-Michel Alberola, Rien, 1995, installation néon et plexiglas, 20 × 25 cm, Fondation Cartier pour l’art contemporain, Paris.
Le terme « vanité » vient du latin vanitas (de vanus, « vide »). La vanité est d’abord un genre pictural, une catégorie de nature morte, qui donne à la représentation d’objets inanimés une valeur symbolique soulignant le caractère fugace de la vie et la fragilité des biens terrestres.

Ce thème artistique existe depuis toujours : on le trouve par exemple sur les murs de la ville antique de Pompéi (► Doc. 1). Au Moyen Âge, le thème prend une dimension religieuse : la vie terrestre n’est qu’un passage, il ne faut donc pas y accorder trop d’importance.

Mais c’est au XVIIe siècle, avec le mouvement baroque, que le genre de la vanité prend toute son ampleur, car il entre parfaitement en résonance avec les thèmes et la sensibilité de ce mouvement artistique (voir Repères p. 34).