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Histoire-Géographie 2de

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Les routes, une priorité de l’État au temps des Lumières






La réduction des distances

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La réduction des distances

Questions

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Étudier un phénomène

1. Montrez comment les routes transforment le paysage et le territoire français. (Doc. 1, 3 et 5)

2. Relevez les informations qui permettent d’affirmer que l’État souhaite mettre en place un véritable réseau routier. (Doc. 2, 3 et 4)

3. Comparez la route allant de Paris à Toulouse au XVIIIe siècle avec la route actuelle en vous connectant sur le site geoportail. Montrez que le réseau routier contemporain est un héritage du XVIIIe siècle. (Doc. 4)


Rédiger un texte

4. Imaginez que vous êtes un ingénieur des Ponts et Chaussées du roi. À partir des documents, rédigez un rapport argumenté pour démontrer que l’État doit construire de nouvelles routes dans le royaume.

Lien avec la Géographie

La France : mobilités, transports et enjeux d’aménagement.

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La route transforme les campagnes

J’ai vu aligner la grande route du Mans à La Flèche à travers les champs, les prés et les landes. Ce fut le peuple qui fit cette route à la corvée ; les fermiers charroyaient les pierres et les autres les cassaient et tiraient de la terre, puis les plaçaient sur la route. Elle a été commencée à La Fontaine en 1750. Cela ruina le peuple. […] Ceux qui manquaient à leur corvée au mois de mars et d’avril, on les mettait en prison à leurs frais et dépens. J’ai vu le commencement des cotons et cotonnades, les dames les plus riches s’en paraient d’abord puis les femmes du commun et enfin les domestiques et même les pauvres, ensuite les toiles d’Orange et les indiennes sont aussi venues à la mode. […] Ce sont les grandes routes qui ont facilité le commerce et qui nous ont procuré les marchandises étrangères, car les transports n’étaient pas si chers.

Louis Simon, Souvenirs, 1809.


Au XVIIIe siècle, les routes constituent l’une des priorités du pouvoir monarchique. Avec le succès des théories économiques mercantilistes et libérales, qui insistent sur l’importance cruciale des voies de communication, l’État promeut une politique de construction d’infrastructures routières. L’objectif est principalement de désenclaver le territoire. À cet effet, le corps des ingénieurs des Ponts et Chaussées est créé en 1716. La corvée, un impôt royal en nature qui oblige les sujets à travailler sur les chantiers d’entretien et de construction, est également mise en place en 1737‑1738.

Pourquoi les routes sont-elles un enjeu crucial pour l’État royal au XVIIIe siècle ?


Les routes, une priorité de l’État au temps des Lumières, dates

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Hiérarchiser le réseau routier

Art. 1er. Toutes les routes construites à l’avenir, par ordre du roi, pour servir de communication entre les provinces et les villes ou bourgs, seront distinguées en quatre classes ou ordres différents.

La première classe comprendra les grandes routes qui traversent la totalité du royaume, ou qui conduisent de la capitale dans les principales villes, ports ou entrepôts de commerce.

La seconde, les routes par lesquelles les provinces et les principales villes du royaume communiquent entre elles, ou qui conduisent de Paris à des villes considérables, mais moins importantes que celles désignées ci-dessus.

La troisième, de celles qui ont pour objet la communication entre les villes principales d’une même province, ou de provinces voisines.

Enfin, les chemins particuliers, destinés à la communication des petites villes ou bourgs, seront rangés dans la quatrième.

Arrêt du Conseil d’État du roi, 6 février 1776.


Joseph Vernet, La Construction d’un grand chemin, 1775, huile sur toile, 97 x 162 cm, musée du Louvre, Paris

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La construction d’une route

Joseph Vernet, La Construction d’un grand chemin, 1775, huile sur toile, 97 x 162 cm, musée du Louvre, Paris.


Claude-Sidoine Michel, L’Indicateur fidèle ou Guide des voyageurs, 1765

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De Paris à Bordeaux et Toulouse

Claude-Sidoine Michel, L’Indicateur fidèle ou Guide des voyageurs, 1765.
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