Chapitre 11
Comment l’assurance et la protection sociale contribuent-elles à la gestion des risques dans les sociétés développées ?




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EN THÉORIE


Les sciences sociales face à l’internationalisation des risques





Doc. 1

Les risques dépassent les frontières nationales


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Questions

1. Que signifie le « nationalisme méthodologique » ? Pourquoi Ulrich Beck propose‑t‑il de le remplacer par une « perspective cosmopolite » ?


2. Quel rôle jouent les médias dans la définition des risques ?

Ulrich Beck

Qui est-ce ?

Ulrich Beck (1944‑2015) est un sociologue allemand mondialement reconnu. Il a été notamment directeur de l’institut de sociologie de Munich et professeur à la London School of Economics. Son ouvrage La Société du risque, paru en 1986, lui apporte une notoriété internationale. Il y propose une lecture originale de la modernité : les sociétés modernes seraient à l’origine de nouveaux risques, notamment des risques globaux. Cette évolution obligerait les sciences sociales à élargir leur champ de pensée en sortant du cadre de l’État‑nation.

Eras

    Évènements

    1. 1944 - :Naissance en Pologne |
    2. 1986 - :Publication de son ouvrage <i data-reactroot="">La Société du risque</i> |
    3. 1986 - :Catastrophe de Tchernobyl |
    4. 2003 - :Publication de <i data-reactroot="">Pouvoir et contrepouvoir à l’heure de la mondialisation</i> |
    5. 2006 - :Publication de <i data-reactroot="">Qu’est‑ce que le cosmopolitisme ?</i> |

      Le nationalisme méthodologique part du principe que la nation, l’État et la société sont des formes sociales et politiques neutres du monde moderne. […]

      Les crises et les risques globaux contredisent le nationalisme méthodologique. Ils ne sont pas confinés aux frontières nationales, et leurs causes ne peuvent être analysées à travers le prisme national. Leurs effets sont ressentis par‑delà les frontières souveraines des nations. […]

      Dans un monde de crises et de dangers mondiaux, une perspective cosmopolite signifie que les anciens dualismes (intérieur/extérieur, national/international, eux/nous) perdent de leur validité […]. Cette perspective d’une « cosmopolitisation forcée » rend possible l’idée que la « fabrique des incertitudes et des insécurités » permise par une société mondiale du risque appelle […] à la coopération globale et à des réponses coordonnées. […]

      J’insiste sur cette idée de mise en scène de la société mondiale du risque. Cela découle du souci théorique pour les « nouveaux risques globaux ». Ils peuvent être définis comme des menaces et des catastrophes résultant de l’action humaine, incalculables, et non assurables, mais qui sont anticipées. Bien souvent, ils demeurent invisibles. Les risques globaux sont donc socialement construits et définis selon des relations de pouvoir. […] Il faut donc insister sur le fait que les crises globales dépendent des médias globaux. En effet, lorsque ces risques sont mis en scène dans les médias, ils deviennent des événements cosmopolites pouvant toucher le monde entier avec une rapidité foudroyante.

    Ulrich Beck, « Nationalisme méthodologique – cosmopolitisme méthodologique : un changement de paradigme dans les sciences sociales », Raisons politiques, février 2014.
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