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Exercice Bac 1
P.52

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EXERCICE BAC 1
Préparation aux épreuves de contrôle continu

Je m’entraîne



Réponse à une question problématisée

Sujet
Comment le krach boursier d’octobre 1929 s’est‑il transformé en une crise mondiale ?

Le sujet sʼintéresse aux mécanismes de diffusion géographique et chronologique de la crise : il s’agira de montrer comment la crise née aux États-Unis se diffuse dans les autres pays du monde.
Il faudra également montrer comment la crise financière née d’une chute brutale des cours à la bourse de Wall Street s’élargit en une crise multiforme (économique, sociale et politique).


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Analyse de document

Sujet
À partir de ce document et de vos connaissances, vous expliquerez quelles sont les conséquences économiques et sociales de la Grande Dépression aux États-Unis.

L’analyse du document constitue le cœur de votre travail, mais nécessite pour être menée la mobilisation de vos connaissances.


Quand il y avait de l’ouvrage pour un, ils se présentaient à dix - dix hommes se battaient à coups de salaires réduits.

- Si ce gars-là travaille pour 30 cents [de l’heure], moi je marche à 25.

- Il accepte 25 ? Je le fais pour 20.

- Attendez... c’est que j’ai faim, moi. Je travaille pour 15 cents. Je travaille pour la nourriture. [...] Prenez moi, je travaillerai pour un morceau de viande.

Bonne affaire. Les salaires baissaient et les cours se maintenaient. Les grands propriétaires se frottaient les mains et envoyaient de nouveaux paquets de prospectus pour faire venir encore plus de monde. [...]

Les petits fermiers qui n’avaient pas de fabriques de conserves perdaient leurs fermes au profit des grands propriétaires, des Banques et des Sociétés propriétaires de fabriques. Les petites fermes se raréfiaient de plus en plus. Les petits fermiers allaient habiter en ville, le temps d’épuiser leur crédit et de devenir une charge pour leurs amis ou leurs parents ; et finalement ils échouaient eux aussi sur la grand‑route, où ils venaient grossir le nombre des assoiffés de travail, des forcenés prêts à tuer pour du travail. [...] Et les Sociétés et les Banques travaillaient inconsciemment à leur propre perte. Les vergers regorgeaient de fruits et les routes étaient pleines d’affamés. [...] Les grandes Compagnies ne savaient pas que le fil est mince qui sépare la faim de la colère. Au lieu d’augmenter les salaires, elles employaient l’argent à faire l’acquisition de grenades à gaz, de revolvers, à embaucher des surveillants et des marchands, à faire établir des listes noires, à entraîner leurs troupes improvisées. Sur les grands-routes, les gens erraient comme des fourmis à la recherche de travail, de pain. Et la colère fermentait.

John Steinbeck, Les Raisins de la colère, 1939, chap. XIV.


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