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Objectif
Introduire la notion de nombre complexe.
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Le mathématicien Cardan a établi qu'une équation de la forme x3−px−q=0 où p et q désignent deux nombres réels, admet une solution de la forme :
x0=32q+4q2−27p3+32q−4q2−27p3
On considère l'équation (E):x3−15x−4=0.
1.a.
Montrer que la formule de Cardan appliquée à cette équation donnerait pour solution x0=32+−121+32−−121.
b.
Expliquer pourquoi cette solution ne semble pas avoir de sens.
2.
En dépit de cette absurdité apparente, Cardan, puis Bombelli, ont décidé d'utiliser des nombres imaginaires dont le carré est négatif.
On introduit alors un nombre i tel que i2=−1.
Justifier que −121=(11i)2, puis écrire la solution x0 obtenue par la formule de Cardan en fonction de i.
3. En supposant que les règles de calcul sont les mêmes que celles valables dans l'ensemble des nombres réels, vérifier que (2+i)3=2+11i et que (2−i)3=2−11i.
Ces nombres sont appelés des nombres complexes.
4. En déduire une solution réelle de (E).
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JCSantos/Wikimedia
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Histoire des maths
Raffaele Bombelli (1526‑1573) et Girolamo Cardano (1501‑1576), mathématiciens italiens de la Renaissance, se sont risqués à percer les secrets des équations du troisième degré.
Bien des notations ont été utilisées pour la quantité imaginaire « −1 ». Euler décida en 1777 d'introduire le nombre i (comme « imaginaire ») et donc d'écrire i×i=−1. En 1831, Gauss reprendra la notation pour conforter son idée d'en faire des « nombres complexes » et Cauchy fera de même plus tard.
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Bilan
Qu'est‑ce qu'un nombre complexe ?
Quelles règles de calcul semble‑t‑on pouvoir utiliser avec ces nombres ?
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Objectif
Introduire le conjugué d'un nombre complexe.
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On considère trois points A, B et C dans un plan muni d'un repère orthonormé direct (O;u,v).
1.
Déterminer graphiquement les affixes a, b et c des points A, B et C.
2.a.
Placer le point D, symétrique de B par rapport à l'axe des réels. Déterminer graphiquement l'affixe d de D.
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b.
Que peut‑on dire des parties réelles et imaginaires des affixes de B et de D ?
On dit que d est le conjugué de b et on note d=bˉ.
3.
Placer dans le même repère les points E et F d'affixe respective e=aˉ et f=−cˉ. Que remarque‑t‑on ?
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Bilan
Si z=x+iy est écrit sous forme algébrique, comment peut‑on définir son conjugué zˉ ?
Géométriquement, que peut‑on dire de deux points dont les affixes sont des complexes conjugués ?
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Objectif
Introduire la notion de module et d'arguments d'un nombre complexe.
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On munit le plan complexe d'un repère orthonormé direct (O;u,v).
On construira une figure qu'on complétera au fur et à mesure.
1.
On appelle module d'un nombre complexe z, et on note ∣z∣, la distance entre son point image M et l'origine du repère. On a donc ∣z∣=OM.
a.
Placer dans le plan complexe les points A, B et C d'affixe respective zA=2+i, zB=−1−i et zC=1−2i.
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b.
Calculer le module des nombres complexes zA, zB et zC.
Aide
1 b) et 1 c) On pourra utiliser le théorème de Pythagore.
c.
Soit z un nombre complexe dont la forme algébrique s'écrit z=a+ib. Déterminer ∣z∣ en fonction de a et de b.
2.a.
Soit z un nombre complexe vérifiant ∣z∣=3. Placer différents points dans le plan pouvant correspondre à ce nombre complexe.
b.
On appelle argument d'un nombre complexe non nul z associé au point M une valeur θ telle que, à un multiple de 2π près, (u,OM)=θ. Déterminer un argument du nombre complexe z dans chacun des cas suivants :
z est un réel strictement négatif ;
z est un réel strictement positif ;
z est un imaginaire pur avec Im(z)>0 ;
z est un imaginaire pur avec Im(z)<0.
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Bilan
Dans le plan complexe, comment repérer un nombre complexe à l'aide de son module et de l'un de ses arguments ?
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Objectif
Introduire la notion de forme trigonométrique d'un nombre complexe et la relier aux coordonnées polaires d'un point.
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On considère la figure ci‑dessous, modélisant l'affichage d'un radar. L'unité est le kilomètre. Le plus petit cercle est de rayon 1 km, le 2e de rayon 2 km, etc.
Les points A, B, C et D représentent des avions. On sait que AOB=3π, que AOC=65π et que C, O et D sont alignés.
1.a.
Justifier que l'abscisse et l'ordonnée de B valent respectivement xB=5cos(3π) et yB=5sin(3π).
Aide
On pourra placer le point H, projeté orthogonal de B sur l'axe des abscisses, et travailler dans le triangle rectangle BOH.
b.
On note b=5(cos(3π)+isin(3π)) l'affixe du point B. En utilisant les valeurs trigonométriques remarquables, déterminer la forme algébrique de b.
L'écriture 5(cos(3π)+isin(3π)) est appelée forme trigonométrique de b. Le nombre 5 correspond à la distance entre le point B et l'origine du repère, et le nombre 3π correspond à une mesure de l'angle (u;OB). Le couple (5;3π) est appelé coordonnées polaires de B.
2.a.
Déterminer une forme trigonométrique des affixes des points A, C et D.
b.
Placer précisément les points F et G d'affixe respective :
f=3(cos(−6π)+isin(−6π)) et g=2(cos(−2π)+isin(−2π)).
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Bilan
Pour un point M d'affixe z=r(cos(θ)+isin(θ)), avec r>0 et θ∈R, que représentent r et θ ?