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Histoire-Géographie 2de

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DOSSIER 1



Clubs et coffee-houses : les lieux du débat dans l’Angleterre des XVIIe et XVIIIe siècles





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Des lieux réservés aux hommes ?

Dans cette cité, on connaît de nombreux exemples de coffee-women ayant été débauchées, même dans les lieux les mieux et les plus fréquentés de la ville, et parfois sous le nez de leur mari ! Ce qui montre bien qu’il n’est pas convenable d’exposer les femmes dans des cafés publics, surtout à ce jeune âge, peu ayant assez de vertus pour repousser les nombreux assauts qu’elles risquent d’y subir. Par conséquent, il paraît bien plus approprié de ne voir que des hommes et des jeunes hommes dans les coffee‑houses.


John Dunton, The Night‑Walker, 1696.


Anonyme, v. 1690‑1700, dessin, 17 x 22 cm, British Museum, Londres

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Une coffee‑house à Londres à la fin du XVIIe siècle

Les coffee‑houses sont des lieux publics où se retrouvent hommes d’affaires, journalistes, négociants, armateurs, agents d’assurance, etc. On y distribue des journaux et des pamphlets. Certaines accueillent des scientifiques pour des conférences.
Anonyme, v. 1690‑1700, dessin, 17 x 22 cm, British Museum, Londres.

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Anonyme, d’après G. M. Woodward, Un club de gentlemen anglais fumant et lisant les journaux, v. 1784, gravure à l’eauforte colorée
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Un club de gentlemen à Londres vers 1784

Les clubs sont des réunions privées, dont les membres sont choisis par leurs pairs. Ils ont souvent reçu la même éducation, font partie de la même classe sociale et possèdent le même mode de vie. Les clubs réunissent parfois des factions politiques ou des membres littéraires.
Anonyme, d’après G. M. Woodward, Un club de gentlemen anglais fumant et lisant les journaux, v. 1784, gravure à l’eau‑forte colorée.

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La place des cafés dans la vie quotidienne

L’exactitude que l’on apporte à la clôture de la bourse de Londres tient à l’intérêt général du commerce : elle ne laisse qu’un temps limité aux spéculations et aux négociations qui, sans cette précaution, dégénéreraient en radotage et ne finiraient point. Celles qui ne sont qu’ébauchées se terminent dans les cafés répandus autour de la bourse. Le banquier, le négociant anglais, les négociants étrangers, distribués en nations, ont un café à la bourse, comme les avocats et les procureurs au parlement de Paris ont leur banc au palais.

La manière de vivre des banquiers et des négociants anglais, malgré les soins et tous les détails qu’entraîne un commerce auquel aucun objet de spéculation n’est étranger, est la même que celle des gens de palais, des médecins et de toute la bourgeoisie. On se lève assez tard, on passe une heure chez soi à prendre le thé en famille : vers les dix heures, on va au café, où l’on passe une autre heure : on retourne ensuite chez soi, où l’on fait quelques visites d’affaires : à deux heures, on va à la bourse : la bourse fermée, on passe encore quelque temps au café, et de là on va dîner vers les quatre heures.


Pierre-Jean Grosley, Londres : ouvrage d’un Français, 1770.


L’Angleterre des XVIIe et XVIIIe siècles est traversée par de nombreux débats politiques, religieux et économiques. À partir des années 1650, les coffee-houses puis les clubs se développent et se multiplient, notamment à Londres et dans les grandes villes. Ce sont des lieux de sociabilité où l’on se retrouve pour fumer, jouer et boire du café, mais aussi pour débattre et échanger des informations. Ils jouent ainsi un grand rôle dans la diffusion des informations et des connaissances.

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Une coffee-house vue par un voyageur suisse

Ces maisons sont les rendez-vous réglés et des gens d’affaire et des fainéants, de manière qu’on demande plutôt quel est le café de quelqu’un que la maison où il loge. Outre le café, on y prend plusieurs sortes de liqueurs, qu’on ne trouve bonnes que lorsqu’on y est accoutumé. On y fume, on y joue, on y lit les gazettes et souvent on y en fait. C’est où l’on décide du gouvernement, de l’intérêt des princes, de l’honneur des maris, etc. En un mot, c’est où les Anglais discourent librement de toutes choses, et on peut les connaître en peu de temps.


Béat-Louis de Muralt, Lettres sur les Anglais et les Français (écrites entre 1694 et 1698), 1725.

Questions

Voir les réponses

Étudier un phénomène

1. Présentez les deux documents, puis comparez‑les ainsi que leurs visions respectives sur les coffee‑houses et les clubs. (Doc. 1 et 4)

2. Expliquez les fonctions des coffee‑houses. (Doc. 1, 2, 3 et 5)

3. Identifiez les catégories de la population qui sont exclues de ces lieux et expliquez pourquoi. (Doc. 4 et 6)


Question de synthèse

4. Répondez à la problématique sous la forme d’une carte mentale, à partir des mots coffee‑houses (qui - quand - quoi) et clubs (qui - quand - quoi).

Vous pourrez utiliser Mindomo.com pour créer la carte mentale !

Comment se manifeste la culture du débat en Angleterre à partir du XVIIe siècle ?


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Des lieux dangereux ?

Dans ces maisons se retrouvent, comme auprès des sources en Afrique, toutes sortes d’animaux, d’où s’ensuit la production d’un millier d’opinions monstrueuses et absurdes, qui risquent d’être très dangereuses envers le Gouvernement.


Pétition des femmes de Londres contre le café, 1674.

Clubs et coffee-houses : les lieux du débat dans l’Angleterre des XVIIe et XVIIIe siècles, dates
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