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1962 : la crise des missiles de Cuba
P.142-143

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POINT DE PASSAGE 1


1962 : la crise des missiles de Cuba





En octobre 1962, la découverte par les États-Unis de bases de lancement de missiles à tête nucléaire sur l’île communiste de Cuba entraîne une crise d’une extrême gravité. Durant douze jours, l’URSS et les États-Unis sont au bord d’un conflit ouvert, qui pourrait entraîner une catastrophe atomique mondiale. À l’issue de négociations, Khrouchtchev accepte le retrait des missiles, et les deux puissances entrent dans une phase de détente.

1962 : la crise des missiles de Cuba

❯ Pourquoi la crise des missiles de Cuba marque-t-elle l’apogée des tensions entre les États‑Unis et l’URSS ?


1
Un espace qui concentre les enjeux

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Fond de carte

I. Un espace stratégique
États-Unis
Cuba, État communiste
Le canal de Panama
Bases américaines

II. La crise de 1962
Emplacement des rampes de lancement soviétiques
Portée des missiles soviétiques
Trajet des navires soviétiques
Blocus exercé par la marine américaine

2
Le blocus américain et l’escalade

Hier soir le président des États-Unis, Kennedy, a […] établit en fait le blocus naval de la République de Cuba. [...] Le président des États-Unis cherche à justifier ces actions agressives sans précédent par des considérations selon lesquelles Cuba représenterait une menace à la sécurité nationale des États-Unis. […] La déclaration du président américain atteste que rien n’arrête les milieux impérialistes américains dans leurs tentatives d’étouffer un État souverain membre de l’Organisation des Nations unies. Ils sont prêts, pour atteindre ce but, à précipiter le monde dans le gouffre d’une catastrophe militaire. Les peuples de tous les pays doivent se représenter clairement qu’en entreprenant cette aventure les États-Unis d’Amérique font un pas dans la voie du déclenchement d’une guerre thermonucléaire mondiale. [...] En cette heure inquiétante, le gouvernement soviétique estime de son devoir de donner un grave avertissement au gouvernement des États-Unis, de le mettre en garde pour la grave responsabilité qu’il assume pour les destinées du monde en réalisant les mesures annoncées par le président Kennedy, en jouant de façon insensé avec le feu.

Déclaration du gouvernement soviétique, 23 octobre 1962.

3
Le monde au bord de la catastrophe

[Le mardi 16 octobre], le Président composa une lettre à l’intention de Khrouchtchev, lui demandant de bien vouloir observer le blocus […]. Personne ne voulait faire la guerre pour Cuba mais [il] était possible que l’on prît, d’un côté comme de l’autre, une décision qui – pour des raisons de « sécurité », d’« orgueil » ou de « dignité » – exigerait du camp opposé une réaction qui, à son tour, et pour les mêmes raisons […] entraînerait une réaction qui, pour finir, d’escalade en escalade, déclencherait un conflit armé. [...]

Les navires russes continuaient d’avancer, ils approchaient de la barrière des 800 km. […] Le danger et l’anxiété que nous ressentions pesaient sur nous comme une chape de plomb, et spécialement sur le Président. […] Le monde était-il au bord de l’holocauste ? Par notre faute ? Avions-nous commis une erreur ? Y avait-il autre chose à faire ? Ou à ne pas faire ? […]

Le moment décisif était arrivé […]. Je sentis que nous étions au bord du précipice sans aucun moyen de revenir en arrière. C’était maintenant que tout allait se jouer [...]. Le président Kennedy avait mis en marche la mécanique des événements, mais il ne la contrôlait plus. Il lui fallait attendre – il nous fallait tous attendre. [...]

Puis il fut 10 h 25. On apporta un message […] « Monsieur le Président, nous venons de recevoir un rapport préliminaire qui semble indiquer que certains navires soviétiques ont stoppé net en pleine mer. » […] Chacun semblait être devenu un autre homme : pour un court instant, le monde s’était arrêté et maintenant, il tournait à nouveau. [...]

Robert Kennedy, 13 jours : la crise des missiles de Cuba, 1968.

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Une crise diplomatique

Leslie G. Illingworth, dessin dans le Daily Mail, 29 octobre 1962

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La sortie de crise

J'ai accueilli avec respect et confiance votre message du 27 octobre 1962, dans lequel vous déclariez qu'il n'y aurait ni attaque ni invasion de Cuba, et cela ni de la part des États-Unis, ni de la part d'autres nations de l'hémisphère occidental. [...] C'est pour cette raison que nous avons donné l'ordre […] de mettre un terme à la construction des [armes que vous qualifiez d'offensives], pour les démanteler et pour les réexpédier en Union Soviétique. [...]

Nous devons aussi veiller à ce qu'il ne naisse pas d'autres conflits dangereux, risquant d'aboutir à une catastrophe nucléaire mondiale. [...] Nous serions heureux de poursuivre notre échange de vues sur l'interdiction des armes atomiques et thermonucléaires, sur le désarmement général et autres problèmes visant à la détente internationale.

Lettre de Nikita Khrouchtchev à John F. Kennedy, 28 octobre 1962.

Questions

Comparer des documents

1
Doc. 1 (⇧) Montrez en quoi l’île de Cuba est un enjeu stratégique au début des années 1960.


2
Doc. 2 (⇧) Présentez le document (auteur, date, nature).


3
Doc. 1 (⇧) , Doc. 3 (⇧) et Doc. 4 (⇧) Expliquez pourquoi la crise des missiles de Cuba place les États-Unis et l’URSS au bord de la guerre.


4
Doc. 5 (⇧) Présentez et justifiez la décision prise par l’URSS le 28 octobre 1962.


5
Doc. 3 (⇧) et Doc. 5 (⇧) Expliquez pourquoi la crise des missiles de Cuba aboutit à un assouplissement des relations entre les deux blocs.


Question de synthèse

6
Résumez et comparez les points de vue américain et soviétique sur la crise de Cuba.
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