Histoire-Géographie-EMC 2de

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HISTOIRE
Histoire, périodisation, représentation du temps
Thème 1 : Le monde méditerranéen : empreinte de l’Antiquité et du Moyen Âge
Ch. 1
La Méditerranée antique : les empreintes grecques et romaines
Ch. 2
La Méditerranée médiévale : espace d’échanges et de conflits à la croisée de trois civilisations
Thème 2 : XVᵉ-XVIᵉ : un nouveau rapport au monde, un temps de mutation intellectuelle
Ch. 3
L’ouverture atlantique : les conséquences des « grandes découvertes »
Ch. 4
Renaissance, humanisme et réformes : les mutations de l’Europe
Thème 3 : L’État à l’époque moderne : France et Angleterre
Ch. 5
L’affirmation de l’État dans le royaume de France
Ch. 6
Le modèle britannique et son influence
Thème 4 : Dynamiques et ruptures dans les sociétés des XVIIᵉ et XVIIIᵉ siècles
Ch. 8
Tensions, mutations et crispations de la société d'ordres
GÉOGRAPHIE
Thème 1 : Sociétés et environnements : des équilibres fragiles
Ch. 1
Les sociétés face aux risques
Ch. 2
Des ressources majeures sous pression
Ch. 3
Des milieux entre valorisation et protection
Thème 2 : Territoires, populations et développement : quels défis ?
Ch. 4
Les défis du nombre et du vieillissement
Ch. 5
Développement et inégalités
Ch. 6
Dynamiques démographiques, inégalités socio-économiques
Thème 3 : Des mobilités généralisées
Ch. 7
Les migrations internationales
Ch. 8
Les mobilités touristiques internationales
Ch. 9
Mobilités, transports et enjeux d’aménagement
Thème 4 : L’Afrique australe : un espace en profonde mutation
Ch. 10
L’Afrique australe : un espace en profonde mutation
EMC
Axe 1
Des libertés pour la liberté
Axe 2
Garantir les libertés, étendre les libertés : les libertés en débat
Axe 3
Droits, libertés et responsabilité
Livret AP
Biographies
Atlas
Chapitre 7
Cours 2

De nouvelles modalités de production et de diffusion des savoirs

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Comment les connaissances scientifiques s'élaborent-elles et se diffusent-elles ?
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1
Les lieux des sciences

Les laboratoires. À partir du XVIIe siècle, le laboratoire s'institutionnalise et devient l'un des lieux emblématiques de la science, permettant de faire le lien entre expérience et observation (). Il devient aussi un lieu essentiel d'enseignement.
Les observatoires. Avec l'engouement croissant pour l'astronomie, les observatoires se multiplient en Europe aux XVIIe et XVIIIe siècles. Le plus notable d'entre eux est érigé à Paris en 1667 avec l'appui de Louis XIV. En Angleterre, Charles II finance la construction d'un observatoire relié à la Royal Society.
Les expéditions scientifiques. Aux XVIIe et XVIIIe siècles, le monde naturel devient lui-même un lieu que les scientifiques doivent investir. On voit alors se multiplier les voyages d'exploration afin de perfectionner les techniques de navigation et la cartographie, dans le cadre de la compétition entre les puissances européennes. Des missions, comme celles de Joseph Dombey au Pérou de 1778 à 1785, sont mises en place pour étudier les plantes et la botanique des pays étrangers.
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2
Publier les sciences

L'essor des journaux savants. À partir de la fin du XVIIe siècle, les publications savantes se multiplient. L'Académie des sciences publie le Journal des savants tandis que la Royal Society met en place les Philosophical Transactions. À Londres, Amsterdam, Leipzig, Rotterdam, Venise ou Paris, une presse spécialisée dans les sciences et les techniques fait son apparition. Elle permet de diffuser et de valider les savoirs.

L'encyclopédisme. Au XVIIIe siècle, la mode est aux dictionnaires encyclopédiques. L'entreprise la plus aboutie est celle de l'Encyclopédie dirigée par Denis Diderot et d'Alembert, et publiée de 1751 à 1772. En effet, elle constitue une synthèse inégalée des connaissances scientifiques et techniques de l'époque.
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3
Les sciences et leurs publics

De nouveaux lieux de sociabilité scientifique. Les cafés deviennent des espaces où l'on discute des nouveautés techniques et scientifiques, si bien que certains se spécialisent, comme à Londres où le Garraway's se consacre à la physique, et le Child's à l'astronomie. Des académies apparaissent en province et contribuent à la propagation des savoirs : à Nîmes (1685), à Lyon (1700), à Montpellier (1706) et à Bordeaux (1713). En dehors des institutions savantes comme les universités ou le Jardin du Roi à Paris, des cours particuliers, parfois ouverts aux femmes, se répandent dans les villes ().

Des publics élargis. Un public d'amateurs, curieux des sciences, apparaît dans les villes. Les femmes sont souvent spectatrices, parfois actrices de la production et de la diffusion des connaissances (). Elles tiennent des salons dans lesquels des questions scientifiques sont discutées. Parfois, elles parviennent à s'imposer publiquement, à l'image de la mathématicienne et physicienne .
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Repères

Placeholder pour Laura BassiLaura Bassi
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Laura Bassi
(1711-1778)

Née à Bologne en 1711, elle est la première femme au monde à obtenir une chaire de physique à l'université. Elle est admise à l'Académie des sciences de Bologne en 1732. Elle contribue à introduire les théories de Newton en Italie et s'intéresse grandement au domaine de l'électricité. Elle acquiert un appareil pour produire de l'électricité statique en 1746, et réfléchit à la façon dont on peut appliquer l'électricité à la médecine. Sa correspondance montre à quel point elle s'intègre dans les réseaux de la communauté scientifique européenne.
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Vocabulaire

  • Encyclopédique : littéralement, « somme de toutes les sciences, de toutes les connaissances humaines ».
  • Jardin du Roi : institution fondée à Paris en 1635. On y enseigne au XVIIIe siècle la botanique, l'anatomie et la chimie.
  • Salons : lieux de réunion où l'on tient des discussions scientifiques et mondaines. À la différence des clubs ou des académies, il n'existe ni statuts ni ordres du jour.
  • Universités : institutions d'enseignement créées au Moyen Âge.
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De nouveaux espaces de production et de diffusion des sciences apparaissent. On assiste également à la diversification des champs du savoir.

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Les documents du cours

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Doc. 1
Un laboratoire au XVIIe siècle

Placeholder pour Un laboratoire au XVIIe siècleUn laboratoire au XVIIe siècle
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Anonyme, Apprentis dans un laboratoire de chimie à Leipzig, 1638, dessin, New York Public Library.
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Doc. 2
Des cours particuliers dans la ville

Le public est averti que les jardins de botanique du sieur Royer […] commenceront à être ouverts le sept du mois de mai prochain. La nature seule y donnera à ceux qui viendront les fréquenter, des leçons et des instructions pour apprendre à connaître les plantes. Afin de mieux profiter du beau spectacle qu'elle présente en ce genre, on ira tous les lundis comme les années précédentes à la campagne, pour l'observer et la consulter encore plus à son aise. Voilà le nouvel arrangement qu'il a cru devoir faire cette année ; il a soin d'en rendre compte au public. […] Les jardins seront fermés le mercredi et le samedi aux étudiants, ces deux jours‑là étant destinés aux dames.
L'Avant-coureur
9 avril 1764.
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Doc. 3
La science au masculin et au féminin : les Lavoisier, chimistes du XVIIIe siècle

Placeholder pour Jacques-Louis David, Portrait d'Antoine-Laurent et Marie-Anne Lavoisier, 1788, huile sur toile (détail), 259 x 195 cm, Metropolitan Museum of Art, New York.Jacques-Louis David, Portrait d'Antoine-Laurent et Marie-Anne Lavoisier, 1788, huile sur toile (détail), 259 x 195 cm, Metropolitan Museum of Art, New York.
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Jacques-Louis David, Portrait d'Antoine-Laurent et Marie-Anne Lavoisier, 1788, huile sur toile (détail), 259 x 195 cm, Metropolitan Museum of Art, New York.
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Écho des temps

La vulgarisation des connaissances scientifiques préoccupe déjà les savants au XVIIe siècle : Fontenelle écrit par exemple un ouvrage pour faciliter la compréhension des théories de Descartes et Copernic. Aujourd'hui, la question de la diffusion de la recherche est plus que jamais un enjeu crucial.

Chercheurs, journalistes, médiateurs dans les musées ou encore youtubeurs s'emploient à forger de nouveaux outils de médiation scientifique. Ces acteurs partagent une même volonté : rendre la science plus accessible et réduire l'écart entre les scientifiques et le public. Sur YouTube, Léo Grasset tient par exemple depuis 2014 la chaîne « Dirty Biology » dans laquelle il aborde biologie, géologie et physique.

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