Philosophie Terminale
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SECTION 1 • Le roseau pensant
Ch. 1
La conscience
Ch. 2
L’inconscient
Ch. 3
Le temps
Ch. 4
La raison
Ch. 5
La vérité
SECTION 2 • Le fils de Prométhée
Ch. 6
La science
Ch. 7
La technique
Ch. 8
L’art
Ch. 9
Le travail
SECTION 3 • L’animal politique
Ch. 10
La nature
Ch. 11
Le langage
Ch. 12
L’État
Ch. 13
Le devoir
SECTION 4 • L’ami de la sagesse
Ch. 14
La justice
Ch. 15
La religion
Ch. 16
La liberté
Ch. 17
Le bonheur
Fiches méthode
Biographies
Annexes
Chapitre 10
Réflexion 2

Avons-nous des devoirs envers la nature ?

Texte 5
La responsabilité envers la nature

Face aux enjeux écologiques de l'époque moderne, Hans Jonas propose une reformulation de l'impératif catégorique kantien1 prenant en considération la responsabilité humaine envers la nature et le vivant2.

Malgré nos demandes, les ayants droit de ce texte refusent que nous affichions celui-ci sur notre site en libre accès. Nous le regrettons profondément et nous excusons pour la gêne occasionnée.
Hans Jonas
Le principe responsabilité, 1979, trad. J. Greisch, © Flammarion, 2013.

Notes de bas de page

1. Voir texte 1 .
2. Voir texte 2 .
Hans Jonas
Le zoom est accessible dans la version Premium.
Crédits : Effigie/Bridgeman

Jonas - XXe siècle

Retrouvez sa biographie.

Question

L'homme n'est-il responsable que de lui-même ?

Texte 6
Le parasite et le symbiote

Michel Serres distingue deux rapports antagonistes de l'homme envers la nature et propose ainsi l'adoption d'un contrat qui lierait les hommes à la nature de manière symbiotique, c'est‑à‑dire dans une association organique réciproque.

Malgré nos demandes, les ayants droit de ce texte refusent que nous affichions celui-ci sur notre site en libre accès. Nous le regrettons profondément et nous excusons pour la gêne occasionnée.
Michel Serres
Le contrat naturel, 1990, Éditions Le Pommier, 2018.

Aide à la lecture

a. Un organisme parasite vit aux dépens de son hôte sans avoir l'intention de le tuer (ce n'est pas un prédateur). Mais il l'épuise continuellement en consommant ses ressources vitales et peut devenir une cause de son décès.

Notes de bas de page

1.Qui croît sur ses excréments.
Michel Serres
Le zoom est accessible dans la version Premium.
Crédits : Briand/Wikimedia

Serres - XXe siècle

Question

Respecter la nature, est‑ce ne pas s'en servir ?

Texte complémentaire

Le droit peut‑il sauver la nature ?

 Devant les multiples dommages causés par les pollutions et le dérèglement climatique, les initiatives juridiques et citoyennes se multiplient dans le monde, favorisant l'émergence d'une véritable justice environnementale.

 C'est une première mondiale dans l'histoire du droit. Coup sur coup, au mois de mars 2017, deux fleuves se sont vu attribuer une personnalité juridique. En Nouvelle‑Zélande, le fleuve Whanganui, troisième plus long cours d'eau du pays, a été reconnu « entité vivante ayant le statut de personne morale » par le Parlement. À l'instar des personnes mineures, il s'est vu affecter deux tuteurs légaux qui défendront ses intérêts. En Inde, c'est le Gange et l'un de ses affluents, la rivière Yamuna, tous deux sacrés, qui sont devenus des sujets de droit. Cette décision prise par la Haute Cour de l'État himalayen de l'Uttarakhand doit permettre de combattre plus efficacement la pollution provoquée par les rejets industriels et les égouts. […]

 Cette idée de nature‑personne existe déjà en Amérique latine. La nouvelle Constitution de l'Équateur, adoptée en 2008, reconnaît la nature comme un sujet de droit : droit d'être respectée, droit d'être restaurée en cas de dommage…[…] La Bolivie a quant à elle voté en 2011 une loi sur la « Terre Mère », la « Pachamama », qui envisage tous les bénéfices de la nature pour ellemême et pas seulement pour les services qu'elle rend à l'être humain. […]

 Faut-il alors créer des tribunaux ad hoc, qui ne jugeraient que les crimes et délits environnementaux ? C'est déjà le cas en Inde, mais aussi au Chili où des « tribunales ambientales », des tribunaux environnementaux, ont vu le jour en 2012. Certains juristes vont plus loin et réclament ni plus ni moins la création d'un Tribunal pénal international pour juger les « écocides », les crimes contre l'environnement, à l'image de la Cour pénale internationale de La Haye pour les crimes contre l'humanité.
Laure Cailloce
« Le droit peut‑il sauver la nature ? », CNRS Le Journal, mai 2017.

Le fleuve Whanganui en Nouvelle Zélande
Le zoom est accessible dans la version Premium.
Crédits : Rob Arnold/Alamy
Le fleuve Whanganui en Nouvelle Zélande, photographie prise par Rob Arnold.

Activité

1. Sur quelle autre expression est forgé le terme d'« écocide » ? Comment le définir ?

2. Cherchez des exemples de situations relevant d'un « écocide ».

3. Quelles conséquences aurait la reconnaissance juridique de cette notion ?

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