Chargement de l'audio en cours
Plus

Plus

Bacon Francis - Exclusivité numérique
Page numérique

Mode édition
Ajouter

Ajouter

Terminer

Terminer

Exclusivité numérique
Biographie


Francis Bacon





Francis Bacon
1561 - 1626

Francis Bacon

Sa vie

Philosophe du XVIe siècle, Francis Bacon est né à Londres. Son père, juriste et homme politique, est un fervent opposant au catholicisme ; il plaide pour l’expulsion des Français d’Angleterre, après la Saint-Barthélemy, en août 1572.

Francis Bacon montre très tôt, durant ses études au Trinity College de Cambridge, un intérêt pour les sciences, mais il est destiné à une carrière de juriste et d’homme politique. Il devient membre de la Chambre des Communes à 31 ans. Il semble, malgré son jeune âge, avoir déjà réussi sa carrière : il est le favori de la reine Elizabeth I et entre au service du duc d’Essex. Pourtant, un obstacle vient entraver sa carrière : le duc d’Essex tombe en disgrâce. Francis Bacon choisit le camp de la reine plutôt que celui de son protecteur et participe à sa mise en accusation, ce qui apparaît, pour beaucoup, comme une trahison. Il profite de l’arrivée au pouvoir du roi Jacques Ier en 1603 pour reprendre son ascension politique, mais il finit par être l’objet de satires et il est condamné en 1621, à la suite d’une accusation de corruption mêlée d’insinuations sur ses mœurs. Il doit payer une lourde amende et ne peut plus exercer de fonction politique.

Les cinq dernières années de sa vie sont donc entièrement consacrées à la philosophie et à la finalisation de plusieurs traités. La mort de Bacon a donné lieu à des interprétations romanesques, comme celle de John Aubrey dans Vies brèves : Bacon serait mort à la suite d’une maladie contractée en faisant des expériences dans la neige afin de mesurer l’effet du froid sur la conservation des chairs. Cette mort participe à la construction de l’image d’un philosophe expérimentateur. Cependant, la prise de nitrates et d’opiacés, dans le cadre d’expériences réalisées sur lui-même avec ces substances, peut aussi expliquer ce décès.

Sa pensée

Si Francis Bacon n’est plus très célèbre aujourd’hui, il l’était à son époque : les rédacteurs de l’Encyclopédie le qualifiaient de génie. Sa vision universaliste du savoir correspond à l’idéal qui a présidé à la rédaction de l’Encyclopédie. C’est à lui que l’on doit la naissance de l’empirisme. Il s’est opposé à la scolastique et aux philosophes qui produisent des discours détachés du réel. Quant à lui, il propose d’examiner les savoirs de manière raisonnée. C’est par suite de la volonté et de l’effort de réformer l’organisation des sciences que naît, bien après sa mort, en 1660, la Royal Society of London. Cette dernière a pour principe directeur la recherche de la vérité par l’expérience et le rejet, d’abord des arguments d’autorité, ensuite de la scolastique. En cela, nous pouvons reconnaître dans cette société l’héritage de la pensée de Francis Bacon.

La pensée de Bacon constitue un tournant dans l’histoire de la philosophie, dans la mesure où il remplace la sacralité du passé par la valorisation de l’idée de progrès. À partir des années 1590, Bacon cherche à réformer le savoir dans son ensemble. Il fixe aussi un nouvel objectif pour la connaissance : celle‑ci doit être au service de l’amélioration de la vie des hommes (« doter la vie humaine de meilleurs secours »), ce qui contraste avec la recherche de la vérité pour elle-même.

La science n’est donc pas, pour Bacon, une fin en soi. La connaissance constitue, selon Bacon, un pouvoir qui nous permet de dominer la nature, de retrouver le pouvoir sur celle‑ci, que nous avions perdu en raison du péché originel (la chute de l’homme, qui quitte le jardin d’Eden et la nature prodigue). Ainsi, l’un des buts de Bacon est la prolongation de la vie humaine. Conformément à l’objectif qu’il se donne, il considère la connaissance vraie comme accessible à l’homme. L’entreprise complémentaire à cette marche vers le progrès est la « purge » des sciences : il faut, selon Bacon, se débarrasser des fausses sciences et des impostures. Pour « purger » les sciences, il faut passer par l’expérience. L’article de l’Encyclopédie consacré à Bacon le décrit comme l’un « de ceux qui ont le plus contribué à l’avancement des sciences. Il connut très bien l’imperfection de la Philosophie scholastique et il enseigna les seuls moyens qu’il y eût pour y remédier. »


« On ne peut commander à la nature qu’en lui obéissant. »


Œuvres principales

Œuvres de Bacon
Utilisation des cookies
En poursuivant votre navigation sans modifier vos paramètres, vous acceptez l'utilisation des cookies permettant le bon fonctionnement du service.
Pour plus d’informations, cliquez ici.