Chargement de l'audio en cours
Plus

Plus

Cicéron - Exclusivité numérique
Page numérique

Mode édition
Ajouter

Ajouter

Terminer

Terminer

Exclusivité numérique
Biographie


Cicéron





Cicéron
106 - 43 av. J.-C.

Cicéron

Sa vie

Marcus Tullius Cicero naît le 3 janvier 106 à Arpinum (Latium). Il étudie la rhétorique et le droit, et s’initie à la philosophie grecque auprès de l’épicurien Phèdre, émigré athénien, puis avec Philon de Larissa, qui dirige l’Académie platonicienne. Après avoir fait son service militaire pendant le conflit entre la République romaine et ses alliés révoltés (90-88 av. J.-C.), Cicéron débute une brillante carrière d’avocat à Rome. Il continue d’étudier la philosophie, notamment lors d’un séjour à Athènes de 79 à 77 av. J.-C., ainsi qu’à Rhodes où il rencontre l’un des principaux représentants de l’école stoïcienne de son époque, Posidonius. Il épouse Terentia, avec qui il a deux enfants, Tullia et Marcus.

À 30 ans, il se lance dans le cursus honorum, c’est-à-dire la carrière politique. Il est d’abord élu questeur, puis préteur en 66 et consul en 63 contre Catilina. Le camp conservateur ne voit pas d’un bon œil son ascension, lui qui n’a pas de consul parmi ses ancêtres. Catilina tente d’organiser une insurrection à laquelle Cicéron met en coup d’arrêt en dénonçant et faisant exécuter les conjurés. Après être devenu sénateur, Cicéron quitte le devant de la scène politique pour se consacrer à nouveau à l’étude. Il fait construire une villa à Tusculum.

Suite à la victoire de ses ennemis, il est exilé de 58 à 57 av. J.-C. À son retour, il reprend sa carrière d’avocat, puis exerce la fonction de Proconsul dans une province d’Asie mineure, où sa gestion intègre lui permet d’envisager de demander le triomphe pour son retour à Rome. Mais le contexte est celui d’une guerre civile, causée par la rivalité entre César et Pompée. C’est dans cette période troublée que Cicéron commence à écrire des ouvrages philosophiques. Il soutient Pompée, qui est finalement vaincu par César. Ce dernier ne tient cependant pas rigueur à Cicéron, qui se retire dans sa villa de Tusculum.

Lorsque César est assassiné, Cicéron attaque vivement son successeur, Marc Antoine, dans les Philippiques, mais ne parvenant pas à rallier le Sénat à sa cause, il est déclaré ennemi public en 43 av. J.-C. et Marc Antoine ordonne de l’assassiner.

Sa pensée

L’œuvre de Cicéron est réputée hétéroclite, dans son inspiration comme dans ses objets de réflexion. Elle est constituée pour une très large part par les discours prononcés en tant qu’avocat ou homme politique. Mais cette pratique de l’éloquence est d’emblée imprégnée d’une dimension philosophique, qui concerne le statut du citoyen et la responsabilité vis-à-vis du peuple de celui qui exerce des fonctions publiques (De Oratore).

Dans son premier ouvrage de philosophie politique De Republica, il présente l’évolution politique de la république romaine comme l’élaboration progressive d’un régime mixte, reprenant des caractéristiques de la royauté, de l’aristocratie et de la démocratie.

Dans le De legibus, il fonde l’ordre politique sur un ordre cosmique, une loi de nature, au nom de laquelle la loi positive peut être contestée. L’activité politique constitue le moyen ultime pour l’homme de s’accomplir en tant qu’elle requiert l’usage de la parole et de la raison. Cicéron aborde également la religion : contre la thèse épicurienne de l’indifférence des dieux, il soutient l’importance des rites et des traditions, tout en critiquant la superstition.

Le traité Du Destin s’efforce de réfuter l’argument paresseux qui vide de son sens l’action humaine. Il développe une philosophie morale reprenant la question traditionnelle de la pensée grecque, celle de la finalité et du souverain bien, par un examen critique des trois principales écoles de la philosophie hellénistique (épicurisme, stoïcisme et Nouvelle Académie).

Cette pensée morale culmine dans De Officiis (« Des Devoirs ») qui se propose de réfléchir aux deux valeurs, potentiellement antagonistes, de l’honnête et de l’utile. Cicéron est fortement influencé par le stoïcisme (sensible dans Caton ou De la vieillesse ou les Tusculanes, où il s’interroge sur la manière de faire face à la douleur du deuil suite à la mort de sa fille Tullia), mais ce dernier est tempéré par le péripatétisme, plus soucieux des exigences de la vie sociale et civique.

L’ambition de Cicéron n’est pas de produire une œuvre originale. Il s’agit notamment de diffuser la philosophie grecque en latin. Ainsi, sa pensée se présente comme une synthèse de l’épicurisme, utile sur le plan privé pour mener sa vie, du stoïcisme, dont la rigueur morale s’accorde avec les valeurs de la république romaine, et du scepticisme de la Nouvelle Académie, qui guide sa méthode consistant à comparer et faire dialoguer les doctrines. Ce qui pourrait passer pour une forme de syncrétisme impersonnel relève en réalité d’une défense du jugement et de l’esprit critique : il n’y a pas de vérité absolue, mais il convient de rechercher ce qui est le plus probable ou vraisemblable en ne cessant d’examiner toute conviction par la raison (Académiques).

« Il n’est point de conjoncture où l’on puisse se dispenser d’être juste. »


Œuvres principales

Œuvres principales de Cicéron
Utilisation des cookies
En poursuivant votre navigation sans modifier vos paramètres, vous acceptez l'utilisation des cookies permettant le bon fonctionnement du service.
Pour plus d’informations, cliquez ici.