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Vico Giambattista - Exclusivité numérique
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Biographie


Giambattista Vico





Giambattista Vico
1668 - 1744

Giambattista Vico

Sa vie

Giambattista Vico est né le 23 juin 1668 à Naples. Fils d’un libraire pauvre, il est éduqué par un jésuite, Giuseppe Ricci, qui lui enseigne la philosophie, notamment le cartésianisme. Il poursuit ensuite des études de droit et d’histoire mais s’adonne à la philosophie pendant son temps libre. En 1686, il devient précepteur des enfants du marquis de Vatolla, ce qui lui permet d’être en contact avec une élite intellectuelle convaincue par le matérialisme. Il se lie notamment d’amitié avec le philosophe cartésien Paul Mathias Doria. Il épouse une femme de condition modeste dont il aura de nombreux enfants.

En 1699, il réussit le concours de professeur de rhétorique à l’université de Naples. La période de 1703 à 1729 sera marquée par la rédaction de plusieurs de ses ouvrages, dont son œuvre majeure, La Science Nouvelle, publiée en 1723. Ce livre rencontre cependant peu de succès de son vivant.

En 1728, il publie son autobiographie : La vie de Giambattista Vico, ce qui lui donne l’occasion d’illustrer sa démarche historique en l’appliquant à sa propre vie.

Puis, il devient historiographe de Charles III, roi de Naples, de 1735 jusqu’à sa mort. En 1742, il tombe malade et se voit contraint d’abandonner son poste à l’université. En 1743, il écrit une nouvelle version de La Science Nouvelle et meurt en 1744 ; son ouvrage est publié à Naples quelques mois plus tard.

Sa pensée

Giambattista Vico est considéré comme un précurseur de Hegel et, plus largement, de la philosophie de l’histoire et des premières tentatives d’analyses sociologiques.

Sa philosophie se fonde principalement sur l’idée que pour connaître précisément une chose, il faut en être l’auteur. « Le vrai est le faire même » (Verum ipsum factum). Ainsi, dans la mesure où nous sommes les artisans de l’histoire, nous pouvons en connaître plus facilement les causes que celles des faits physiques dont nous ne sommes pas les auteurs. Les mathématiques et la physique doivent donc s’incliner devant l’histoire comme science de référence.

À rebours du cartésianisme, Vico pense que la nature des choses n’est pas fixe, mais déterminée par les circonstances qui les ont produites. Ainsi, la raison n’est pas une réalité fixe et immuable, indépendante du contexte socio-historique, mais en devenir permanent. Cette ébauche de « la raison dans l’Histoire » trouvera dans l’œuvre de Hegel un développement dialectique.

Vico croit en une histoire universelle faite et non subie par les hommes. Il établit les lois qui régissent le retour de l’histoire (ricorso) dans le temps. Selon lui, chaque peuple connaît trois grandes étapes dans son évolution :
  • l’âge divin, ou mythique, qui est celui de la théocratie ;
  • l’âge héroïque, ou aristocratique, qui est celui de la force ;
  • l’âge humain, qui est celui de la liberté et de la raison.

Le cycle de l’histoire reprend ensuite, non pas comme un éternel retour des mêmes événements mais comme une évolution en spirale : certaines formes ou manières de penser reviennent, ce qui n’exclut pas l’idée d’un progrès indéfini.

Vico est également un précurseur des sciences comparées. Philologue, il analyse la façon dont les mots reflètent les institutions et l’organisation des sociétés. L’étude de l’évolution du langage permet ainsi de comprendre l’évolution des institutions. La philologie et l’histoire sont donc au service l’une de l’autre.

« Le vrai est le faire même. »


Œuvres principales

Œuvres principales de Giambattista Vico
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