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Schopenhauer Arthur - Exclusivité numérique
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Biographie


Arthur Schopenhauer





Arthur Schopenhauer
1788 - 1860


Sa vie

Né en 1788 à Dantzig (alors capitale de la Prusse-Occidentale ; aujourd’hui Gdansk en Pologne), Arthur Schopenhauer est le fils d’un commerçant qui le prépare très tôt à exercer ce métier : à neuf ans, il passe deux ans au Havre et apprend ainsi le français, avant de voyager dans plusieurs pays d’Europe, notamment à Londres où il apprend l’anglais. Ayant promis à son père de finir sa formation commerciale, il renonce provisoirement à son goût pour la poésie et le latin.

Mais alors qu’il a 18 ans, son père meurt noyé dans un canal (accident ou suicide). Ce décès change la vie d’Arthur Schopenhauer, qui abandonne le commerce et se lance dans des études littéraires, ainsi que celle de sa mère, qui vend le fonds de commerce et s’installe à Weimar où elle tient un salon littéraire, que Goethe fréquente régulièrement. Elle devient une romancière reconnue. Arthur finit ses études à Berlin, où il se passionne pour la philosophie et soutient à Léna, en 1813, sa thèse de doctorat.

Entre 1814 et 1818, il rédige son œuvre majeure, Le Monde comme volonté et comme représentation, dont les deux premières éditions (1819 et 1844) ne rencontrent pas de succès, contrairement à la troisième (1859). La société dans laquelle il a investi son héritage fait faillite en 1819. Il devient alors chargé de cours à l’Université de Berlin, dans laquelle enseigne Hegel qui, à 49 ans, y est une célébrité. Schopenhauer, âgé de 31 ans, tente de le défier en faisant volontairement cours aux mêmes heures que le maître. Faute d’étudiants, il démissionne et repart en voyage, en Italie. En 1825, il relance sa carrière universitaire et publie divers ouvrages. Ce n’est que vers la fin de sa vie qu’il accéde à la renommée qu’il pensait mériter.

Il meurt en 1860 d’une crise cardiaque. Son caniche Atma est son principal héritier.

Sa pensée

Le titre de l’ouvrage majeur de Schopenhauer, Le Monde comme volonté et comme représentation, nous éclaire sur deux aspects fondamentaux de sa philosophie :

Schopenhauer admet avec Kant que la connaissance que nous pouvons avoir du monde dépend de certaines conditions dont nous ne pouvons nous extraire, ce qui nous empêche de connaître le monde en lui-même. Autrement dit : « Le monde est ma représentation ». Les représentations sont de deux sortes :
    1. Les « représentations intuitives », qui nous sont communes avec les animaux, comportent les sensations et les « affections » (plaisir, tristesse, etc.).
    2. Les « représentations abstraites », qui nous distinguent des autres animaux, que nous formons grâce à la raison.

La raison produit ainsi des concepts, qui seront exprimés par le langage et utilisés notamment par les sciences ; ces dernières ne sont pas pour autant indépendantes de l’intuition et du sensible : Schopenhauer est sans doute plus empiriste qu’il ne le reconnaît lui‑même.

Ce que Schopenhauer nomme « Volonté » est la clé qui permet de résoudre l’apparente impossibilité pour le sujet de se connaître lui‑même, le sujet ne pouvant se prendre lui‑même comme objet de sa propre connaissance. L’être humain n’est pas un « pur sujet connaissant », il a aussi un corps, par lequel il peut entrevoir le motif de toutes ses actions : sa volonté. De même que « le monde est ma représentation », Schopenhauer écrit aussi : « Le monde est ma volonté », ou plutôt la Volonté, concept étendu à l’ensemble du monde. La connaissance que chacun de nous peut avoir de la Volonté commence par celle de sa volonté ; mais cette connaissance n’est pas rationnelle, elle est intuitive et, à partir de la volonté de son corps, peut par analogie être étendue au monde dans sa totalité. C’est ici que Schopenhauer rejoint les pensées orientales, hindouistes et bouddhistes : la Volonté, paradoxalement, ne veut rien en elle-même, elle est seulement un principe explicatif du monde dans sa totalité, que l’on peut à ce titre rapprocher par exemple du Tao.

Parmi les autres ouvrages importants de Schopenhauer, on peut citer Le fondement de la morale, dans lequel, à la suite de Rousseau, il fait de la pitié le véritable fondement de la morale. La pitié consiste dans la participation à la souffrance d’autrui et vise à la supprimer. De la pitié procèdent deux vertus cardinales : la justice (ne nuire à personne) et la charité (aider autrui autant que possible). La pitié a également une fonction métaphysique, puisqu’elle nous permet d’éprouver, à travers la suppression de la différence entre toi et moi, l’unité fondamentale du monde.

« La vie donc oscille, comme un pendule, de droite à gauche, de la souffrance à l’ennui.  »


Œuvres principales

Œuvres principales de Arthur Schopenhauer
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