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Descartes René - Exclusivité numérique
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Biographie


René Descartes





René Descartes
1596 - 1650

René Descartes

Sa vie

Descartes a mené une existence très simple. Il naît dans le sud de la Touraine le 31 mars 1596, dans une famille de noblesse ancienne. Sa mère meurt d’un « mal de poumons » lorsqu’il est âgé d’un an et Descartes revient plus tard sur ce mal comme le prédestinant lui aussi à mourir jeune.

Il est élève du collège jésuite de La Flèche de 1607 à 1615 — son entrée, prévue pour ses huit ans, est retardée en raison de sa faible santé. Il est repéré pour son talent en mathématiques. Son père le contraint à étudier, après sa sortie du collège, la jurisprudence. Toutefois, après sa licence, Descartes s’engage comme volontaire dans l’armée pour échapper à une carrière de juriste. Il passe plus d’un an à manier les armes à Breda (aujourd’hui ville des Pays-Bas).

De 1620 à 1628, Descartes voyage, rentre en France, se rend en Italie ; il se retire parfois complètement du monde, vivant de l’héritage provenant de sa mère. Il gagne une célébrité croissante par l’intercession du Père Mersenne avec qui il entretient une riche correspondance, dans laquelle il présente ses thèses.

Il s’installe définitivement aux Pays-Bas à la fin de l’année 1628 et y reste jusqu’en 1649. Il se retire dans ce pays afin de trouver les « fondements » d’une philosophie plus certaine. Ami de la princesse Élisabeth, Descartes développe dans sa correspondance les règles de conduite que l’homme doit suivre. Par son mode de vie routinier, il espère retarder la venue de la mort, tout en déclarant ne pas la craindre.

À quarante ans passés, il dit espérer vivre plus de cent ans. Il part en Suède à l’automne 1649, sur invitation de la reine Christine de Suède. Il regrette la rareté de leurs entretiens durant son séjour. Descartes tombe gravement malade en raison de la rudesse de l’hiver scandinave. Il meurt à Stockholm à cinquante-quatre ans, d’une pneumonie mal soignée.

Sa pensée

La philosophie de Descartes est contemporaine d’un tournant dans l’approche scientifique : il s’agit du passage du savoir ancien à la science moderne, notamment marqué par la révolution galiléenne. Le premier objectif que Descartes se fixe est d’établir des principes solides, sur lesquels toutes les sciences pourront être bâties. Ces principes devront être clairs et distincts. Trois ouvrages correspondent à l’établissement de ces principes : d’abord le Discours de la méthode, publié en 1637, puis les Méditations métaphysiques en 1641, et enfin les Principes de la philosophie, traduits en 1647.

Le premier se présente comme un ouvrage accessible à tous : Descartes choisit de l’écrire en français plutôt qu’en latin. Dans ce livre, Descartes raconte sa propre histoire, à laquelle chaque lecteur peut s’identifier. Il nous invite à reproduire l’expérience du doute, à la vivre intérieurement, pour rejoindre ses conclusions. Avant de travailler à connaître le monde qui nous entoure, il faut, selon Descartes, fonder la science qui permettra cette connaissance. Pour faire de la science, nous avons besoin de la métaphysique, car la science prend racine en celle-ci. Les débuts des travaux de Descartes visent à mettre de l’ordre dans le raisonnement. Il faut commencer par étudier la relation que nous entretenons à nos idées, et non la relation entre les idées que nous avons et les choses que nous observons autour de nous.

Descartes a pour projet l’établissement d’une mathesis universalis, c’est-à-dire une science universelle à laquelle la raison pourrait accéder. Il rêve que cette science repose sur les mathématiques. Cette science requiert avant tout une méthode, et celle-ci occupe Descartes jusqu’aux années 1630, mais elle demande aussi un raisonnement par analogie et elle suppose de comprendre comment agir utilement sur les causes pour produire des effets choisis.

Par la reconnaissance d’une lumière intérieure, d’une sagesse humaine, Descartes ouvre la possibilité d’une science fondée par l’homme et en l’homme. Il s’agit d’affirmer que les hommes détiennent le pouvoir de connaître, à condition de faire un usage méthodique de leur raison et de parvenir à contrôler leurs passions.

« Mais qu’est-ce donc que je suis ? Une chose qui pense. Qu’est-ce qu’une chose qui pense ? C’est-à-dire une chose qui doute, qui conçoit, qui affirme, qui nie, qui veut, qui ne veut pas, qui imagine aussi, et qui sent. »


Œuvres principales

Descartes
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