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Heidegger Martin - Exclusivité numérique
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Biographie


Martin Heidegger





Martin Heidegger
1889 - 1976

Heidegger

Sa vie

Martin Heidegger est le fils d’un artisan-tonnelier. Il naît en 1889 à Messkirch, ville allemande proche du lac de Constance, et grandit dans un milieu catholique. Il étudie ensuite au séminaire de Constance et de Fribourg. C’est au cours de cette formation qu’il perçoit l’interrogation essentielle qui l’occupe tout le reste de son existence : la question de l’être. Il rédige en 1913 sa thèse de doctorat. Puis, réformé pour raisons de santé au début de la Première Guerre mondiale, il est habilité à enseigner jusqu’en 1917, date à laquelle il est finalement mobilisé.

En 1923, il enseigne à l’université de Marbourg, où son rayonnement philosophique séduit ses étudiants, notamment Hannah Arendt, Hans Jonas ou Léo Strauss. Puis en 1926, il succède à Husserl à l’université de Fribourg.

C’est le début d’un engagement politique qui l’amène à soutenir le parti nazi aux élections de 1932 et à rejoindre le parti en 1933. Il devient recteur de l’université peu après l’arrivée d’Hitler au pouvoir ; des autodafés ont lieu devant la bibliothèque universitaire afin de détruire les livres marxistes ou ceux écrits par des auteurs juifs. Il démissionne un an plus tard de son poste de recteur, mais demeure enseignant.

Sur cette période de compromission, les témoignages de ses étudiants sont contradictoires. Pour les uns, il était l’un des rares remparts contre l’idéologie nazie, pour d’autres il ne faisait pas mystère de son soutien à Hitler.

Après la guerre, les vainqueurs lui interdisent d’enseigner jusqu’en 1951. Il donne de nombreuses conférences pendant cette période et influence durablement la pensée philosophique européenne. Il prend sa retraite de l’université en 1958, mais continue à participer à des séminaires. Il meurt le 26 mai 1976 à Fribourg-en-Brisgau.

Sa pensée

Toute la philosophie de Heidegger peut être comprise comme une tentative pour penser l’être à partir d’une critique de la métaphysique. Si « l'être se dit de multiples manières », quel est l’être « un » qui réunit cette diversité ? Pour élaborer la réponse à cette question, au cœur de son ontologie, il propose d’analyser l’existence humaine pour y découvrir la vérité.

Notre existence sociale et ordinaire perd le sens de « l’être » au profit de recherches vaines, dont un exemple est la technique ; inversement Heidegger tente de retrouver un rapport pré-technique à la nature.

Puisqu’il s’agit de penser l’existence, cela suppose de la distinguer de la réalité. Le sujet existant, qu’il nomme Dasein, n’est pas seulement une réalité, il est un potentiel d’être, un rapport de soi à soi qui envisage des possibles. Une chose du monde n’a pas de projet, mais un sujet se projette constamment dans des possibles, qu’il refuse ou qu’il accepte. Ainsi il ne coïncide jamais absolument avec son moi intérieur, il « ex-iste » (ex-sistere, étymologiquement « être hors de »).

L’existence humaine doit se confronter à la mort. Dans nos vies quotidiennes, nous envisageons la mort sans véritablement considérer qu’elle nous concerne. C’est « on » qui mourra, c’est « on » qui est mort ou le pourrait. Cette « dictature du on » fait écran à une véritable pensée de la mort. Pourtant, nous sommes authentiquement des êtres-pour-la-mort, cette idée doit nous amener à supprimer tout ce qui nous la cache. Se révèle alors l’angoisse qui est notre caractéristique essentielle.

En France, la philosophie existentialiste de Heidegger a influencé Jean-Paul Sartre qui a contribué à le faire connaître, notamment par son ouvrage L’être et le néant.

« Dans le Dasein, aussi longtemps qu’il est, quelque chose qu’il peut être et qu’il sera est à chaque fois encore en excédent. Or à cet excédent appartient la "fin" elle-même. La "fin" de l’être-au-monde est la mort. Cette fin appartenant au pouvoir-être, c’est-à-dire à l’existence, délimite et détermine la totalité à chaque fois possible du Dasein. »


Œuvres principales

Œuvres d'Heidegger
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