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Aristote - Exclusivité numérique
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Biographie


Aristote





Aristote
384 av J.-C. - 322 av. J.‑C.

Œuvres d'Aristote

Sa vie

Bien qu’Aristote naît en Macédoine, à Stagire (ce qui lui vaudra par la suite le surnom de « Stagirite »), il part aux alentours de sa dix-septième année à Athènes pour y suivre les enseignements de Platon, à l’Académie. L’influence de ce dernier sur le jeune Aristote est déterminante : c’est lui qui lui donne le goût de la réflexion philosophique. Toutefois, Aristote s’écarte peu à peu de la pensée de son maître et quitte l’Académie après avoir été le répétiteur des leçons de Platon.

Il voyage alors dans le pourtour méditerranéen et jusqu’en Asie Mineure, puis est invité par Philippe II de Macédoine à revenir dans son pays natal, afin d’être le précepteur de son fils Alexandre, qui deviendra plus tard Alexandre le Grand. Vers 335, le quinquagénaire Aristote retourne à Athènes pour y fonder sa propre école de philosophie : le Lycée. Il y dispense lui-même ses propres cours pendant douze années, compilant d’abord le savoir grec, apportant ensuite des innovations intellectuelles majeures à la quasi-intégralité du savoir de son époque : à la logique, à la physique, à la cosmologie, à la métaphysique, à la biologie, à la botanique, aux mathématiques, à l’éthique, à la politique, à la médecine, à la psychologie, à l’art poétique, à la rhétorique et même au théâtre.

Aristote meurt à 62 ans, mais l’influence de sa pensée sera immense sur toute l’histoire de la philosophie : la scolastique médiévale, par exemple, ne cessera de commenter les textes du corpus aristotelicum et les œuvres intellectuelles de Heidegger, d’Arendt ou encore de Paul Ricœur seront très fortement marquées par leurs lectures d’Aristote.

Sa pensée

L’œuvre d’Aristote est prolifique, érudite et couvre un spectre de connaissances étendu ; aussi nous ne pouvons que présenter quelques aspects de sa pensée.

La majeure partie de l’œuvre aristotélicienne est l’Organon, à savoir un ensemble d’ouvrages consacrés à la logique et à la connaissance. Aujourd’hui encore, Aristote est connu pour être l’inventeur de la logique formelle, c’est-à-dire d’un type de raisonnement très spécifique dont les conditions de validité ne dépendent pas tant des choses qui sont évoquées que des rapports formels entre les termes d’un raisonnement. Autrement dit, la constitution de la vérité se joue avant tout dans la constitution d’un raisonnement formellement rigoureux et méthodique, dont le syllogisme est le plus parfait exemple : il s’agit d’un raisonnement dans lequel les prémisses — les thèses avancées par celui qui argumente — mènent nécessairement à une conclusion valide. Par exemple, si A > B et si B > C, alors il s’ensuit nécessairement que A > C. Ce type de raisonnement est pour Aristote le fondement de toute démonstration.

Toutefois, pour parvenir à la vérité des choses et non seulement à la validité logique du discours, il faut encore s’assurer que les prémisses avancées soient conformes à la réalité. C’est de là qu’Aristote déploiera, dans toute son œuvre, un souci permanent pour l’observation minutieuse et l’enquête systématique du réel. Contrairement à son maître Platon, d’après lequel le monde sensible ne serait qu’une copie amoindrie du monde intelligible, qui seul contiendrait la vérité, Aristote fait redescendre la vérité sur terre, à même le monde sensible : connaître une chose, ce n’est pas s’élever à l’Idée intellectuelle de cette chose, mais c’est en observer un grand nombre d'occurrences afin de parvenir, par induction empirique, à la connaissance générale de cette chose, par opposition à d’autres choses observées. De là, la méthode de classification aristotélicienne en genre et différence spécifique : chaque être appartient à un genre d’êtres et se distingue d’autres êtres par des différences spécifiques.

Ce souci de l’observation se manifestera dans toute l’œuvre d’Aristote, tant en physique qu’en art et en politique, ou dans le domaine de la morale, dans lequel il fixa la notion de juste milieu vertueux.

« L'excès comme l'insuffisance d'exercice font perdre également la vigueur ; pareillement, dans le boire et le manger, une trop forte ou une trop faible quantité détruit la santé, tandis que la juste mesure la produit, l'accroît et la conserve. Et bien, il en est ainsi pour la modération, le courage et les autres vertus.  »


Œuvres principales

Œuvres d'Aristote
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