Philosophie Terminale
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SECTION 1 • Le roseau pensant
Ch. 1
La conscience
Ch. 2
L’inconscient
Ch. 3
Le temps
Ch. 4
La raison
Ch. 5
La vérité
SECTION 2 • Le fils de Prométhée
Ch. 6
La science
Ch. 7
La technique
Ch. 8
L’art
Ch. 9
Le travail
SECTION 3 • L’animal politique
Ch. 10
La nature
Ch. 11
Le langage
Ch. 12
L’État
Ch. 13
Le devoir
SECTION 4 • L’ami de la sagesse
Ch. 14
La justice
Ch. 15
La religion
Ch. 16
La liberté
Ch. 17
Le bonheur
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Épicure

Sa vie
Épicure
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Crédits : Palazzo Massimo alle Terme/Wikimedia

Épicure
341 - 270 av. J.-C.


  • Né probablement à Athènes (peut-être sur l'île de Samos) en 342-341 av. J.-C., d'une mère magicienne et d'un père professeur de grammaire et colon athénien à Samos, Épicure effectue son service militaire à Athènes à l'âge de 18 ans. Il rejoint ensuite son père à Samos où il reçoit l'enseignement de Nausiphane, un rhéteur et philosophe, sceptique et atomiste. Il se rend ensuite à Mytilène, sur l'île de Lesbos, où il donne ses premiers enseignements qui suscitent à la fois l'hostilité de certains et l'enthousiasme de la part d'autres élèves et amis qui le suivront par la suite.

  • À 35 ans, il se rend à Athènes où il acquiert un jardin, dans lequel il dispense son enseignement. Le Jardin deviendra ainsi le nom de son école, qu'il veut fonder sur la notion d'amitié. Il y accueille des personnes de toutes conditions, y compris des femmes, des esclaves et même des prostituées, ce qui exacerbe les attaques que subit déjà Épicure du fait de sa philosophie.

  • Épicure était végétarien et semble avoir eu un mode de vie fondé sur la frugalité, même si, de son vivant et longtemps après sa mort, il fut victime de nombreuses insultes et de médisances d'une rare violence concernant sa soi-disant vie de débauche. Le poète latin Horace (Ier siècle av. J.-C.) le qualifie par exemple de « pourceau ». Ces médisances sont à l'origine d'un grave contresens, qui persiste encore de nos jours, qualifiant d'épicurien un individu dont l'existence est essentiellement guidée par les recherches des plaisirs corporels, notamment gastronomiques.

  • Épicure a écrit un très grand nombre d'ouvrages, dont la plupart sont malheureusement perdus : seules trois lettres, des maximes et des fragments nous sont parvenus.
Sa pensée
La philosophie d'Épicure peut être divisée en trois branches.

  • Théorie de la connaissance : selon Épicure, nos connaissances viennent de trois sources qu'il considère comme parfaitement fiables, s'opposant ici notamment aux philosophes sceptiques : les sensations physiques, les affections – plaisir et douleurs – et les « prénotions ». Par exemple, nous avons des « prénotions » des dieux. Les erreurs que nous commettons ne viennent ni des sensations, ni des affections, ni des « prénotions », mais de tout ce que nous y ajoutons. La superstition nous conduit par exemple à croire que les dieux se préoccupent de nous et sont sensibles à nos prières et nos offrandes.

  • Physique : c'est surtout dans la Lettre à Hérodote qu'Épicure expose sa physique, notamment inspirée du philosophe atomiste Démocrite qui a vécu un siècle avant lui. Les atomes (étymologiquement : ce qui est insécable, ce qu'on ne peut séparer – ce qu'on appelle aujourd'hui un atome ne correspond pas à cette définition) sont les composants derniers de tout ce qui existe (y compris les dieux ou l'âme par exemple) : l'épicurisme est donc un matérialisme. Les atomes sont inaltérables et ne varient que par leur forme, leur poids et leur grandeur. Épicure admet également l'existence du vide.

  • Éthique : c'est la Lettre à Ménécée qui développe l'éthique d'Épicure. Il y expose ce que les épicuriens ont nommé le tetrapharmakon (le « quadruple remède ») :
    • Les dieux ne sont pas à craindre, car dans leur perfection ils ne se préoccupent nullement des êtres humains.
    • La mort n'est pas davantage à craindre, car elle n'est rien pour les vivants – puisqu'ils sont vivants – ni pour les morts – qui n'ont nulle sensation, donc rien à redouter.
    • On peut atteindre le bien, c'est‑à‑dire le bonheur, qui n'est rien d'autre que la somme de l'aponie – absence de douleur physique – et de l'ataraxie – absence de souffrance psychologique. Le plaisir n'est qu'un moyen de supprimer la souffrance, il ne constitue pas le bonheur en lui‑même.
    • Le mal, c'est‑à‑dire la douleur, peut être supporté, précisément grâce à un usage modéré des plaisirs.

Œuvres principales

Œuvres principales d'Epicure
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Nous n'avons en effet besoin du plaisir que quand, par suite de son absence, nous éprouvons de la douleur ; et quand nous n'éprouvons pas de douleur nous n'avons plus besoin du plaisir.

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