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Bergson Henri - Exclusivité numérique
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Biographie


Henri Bergson





Henri Bergson
1859 - 1941

Bergson

Sa vie

Henri Bergson est issu d’une famille juive et vit en Angleterre jusqu’à ses neuf ans. C’est un élève brillant en sciences et en lettres ; il intègre l’École normale supérieure de la rue d’Ulm en 1878 et y côtoiera Durkheim et Jaurès.

Il obtient l’agrégation de philosophie en 1881 et enseigne pendant cinq ans à Angers et Clermont-Ferrand. Puis il soutient deux thèses de doctorat en 1889, dont l’Essai sur les données immédiates de la conscience. Il poursuit son professorat pendant huit ans au lycée Henri IV à Paris. Sur un plan plus personnel, sa vie est marquée par un mariage avec Louise Neuburger et la naissance d’une fille, sourde et muette.

Il sera nommé maître de conférences à l’École normale supérieure, mais il n’y reste que deux ans avant de rejoindre le Collège de France en 1900. Les artistes et les femmes du monde se pressent alors à ses cours et lui font livrer des présents.

De 1908 à 1913, Bergson donne des conférences en Angleterre et aux États-Unis, et son œuvre est traduite en plusieurs langues. En Angleterre, il rencontre William James et défend ses positions notamment dans l’ouvrage Sur le pragmatisme de William James.

Le déclenchement de la Première Guerre mondiale amène Bergson à prendre parti. Il sera en contact avec le président Wilson et souhaite l’entrée en guerre des États-Unis auprès des alliés. En 1918, il est reçu à l’Académie française et obtient le prix Nobel de littérature en 1927. Bergson souffre à cette époque d’un rhumatisme déformant et tous ses mouvements sont douloureux.

La Seconde Guerre mondiale éclate et, dans le contexte du régime de Vichy, il insiste pour être répertorié comme juif afin de rester du côté des victimes. Il meurt en 1941, sans s’être converti au catholicisme qui le fascina pourtant toute sa vie.

Sa pensée

Bergson est spiritualiste. Le trait caractéristique de sa pensée est l’idée d’une temporalité qui ne peut pas être saisie par une mesure mathématique. Certes, la science traite du temps, mais en rapportant le temps au nombre ; par cette approche, la réalité de la durée échappe aux opérations de l’intelligence.

Dans son Essai sur les données immédiates de la conscience, Bergson voit que la réalité du temps échappe à la science, car elle confond le temps et la projection spatiale du temps. Or le temps de la conscience n’est pas homogène et quantifiable, les états de conscience s’interpénètrent dans un flux ininterrompu que seule l’intuition peut prendre en compte qualitativement.

Cette première approche de la conscience l’amène à penser le rapport du cerveau à la mémoire. Bergson identifie deux types de mémoire : la « mémoire-habitude » et la « mémoire pure ». La mémoire-habitude correspond à un automatisme et aux besoins sociaux. Il s’agit d’une mémoire essentielle à l’action qui répète un processus, comme une leçon apprise par cœur et que nous récitons mécaniquement. La mémoire pure est la seule mémoire vraiment spirituelle, au sens où elle se confond avec l’esprit ; il s’agit de l’intégralité de nos états de conscience passés. Elle ne vise pas l’action, elle est souvenir pur, et est parfois nommée « mémoire-souvenir ».

Bergson propose également une réflexion dans le domaine biologique. Il réinterprète à cette occasion la théorie évolutionniste. Selon lui, toutes les formes vivantes ont pour origine un « élan vital » qui les traverse et les structure. Cet « élan » est « fini et donné une fois pour toutes ». Il est imprévisible et ne peut donc être réduit à un jeu de mécanismes.

Enfin, dans Les deux sources de la morale et de la religion, il poursuit sa réflexion sur l’élan vital en distinguant la « religion statique » de la « religion dynamique ». La première est une défense contre l’angoisse de la mort que l’intelligence nous présente comme inéluctable, la seconde repose sur l’amour et l’élan mystique créateur. Ainsi, les grands mystiques chrétiens lui semblent portés par le lien vital qui les unit avec le Christ.

« L'intelligence est caractérisée par une incompréhension naturelle de la vie. »


Œuvres principales

Œuvres de Bergson
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